La présidente brésilienne Dilma Rousseff fait face à une grave crise de confiance avec la population de son pays. Des millions de personnes veulent qu'elle quitte le pouvoir. Les scandales de corruption pèsent lourd dans la balance et encore une fois aujourd'hui, des manifestants sont sortis pour le démontrer. Un groupe de jeunes opposants a remis au parlement une demande de destitution de la présidente. Ils sont arrivés à Brasilia après une randonnée de 1000 kilomètres en 32 jours à travers le pays.

Cette protestation était organisée par le Mouvement #Brésil Libre (MBL) qui se définit comme la nouvelle droite du Brésil. Ce mercredi 27 mai, ils ont remis au Parlement brésilien plus de 1000 pages de rapports juridiques portant sur des documents comptables qui démontrent le manque de légitimité de la présidente pour gouverner le Brésil.

Le groupe, à son arrivée à Brasilia, a été accueilli par l'opposition officielle, et par le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha. Le cofondateur du mouvement, Renan Santos, a indiqué que "les membres avaient marché de Sao Paulo à Brasilia pour apporter les revendications de la population dans la rue dont la principale était la destitution de Dilma Rousseff ".

300 personnes présentes en soutien moral

Lors de la remise des documents aux politiciens, un peu plus de 300 personnes soutenaient moralement le groupe. Les manifestants ont crié des slogans contre Dilma Rousseff qui navigue en eaux troubles.

Le MBL est l'un des principaux organisateurs des manifestations ayant réuni plusieurs millions de personnes dans l'ensemble du pays cette année.

Les opposants à la présidente proviennent de groupes très hétéroclites. Le mécontentement ne se trouve pas que dans les cellules socialistes. Le mouvement est étendu à l'ensemble de la population. Les jeunes, les mieux nantis, les conservateurs, les minorités, etc. Cette volonté de changement a atteint toutes les strates de la société brésilienne. Il est évident que le Parti des travailleurs n'est plus la formation politique qui fait l'unanimité au pays comme ce fut le cas au cours de la dernière décennie. #Amérique latine