Il existe environ 3200 Haïtiens et 300 Zimbabwéens qui vivent au #Canada sans statut légal. Plusieurs sont dans ce pays depuis plusieurs années. Les ressortissants d'#Haïti et du Zimbabwe risquent maintenant de devoir retourner dans leur pays suite au retrait de ces deux pays de la liste des endroits où le Canada a suspendu les renvois temporaires pour des raisons de sécurité. La date d'échéance arrive pour plusieurs d'entre eux qui ont peur de retourner dans un pays où il n'ont plus rien, et où la sécurité n'est pas assurée. Ainsi, le Comité des personnes sans statut a organisé une manifestation devant les locaux de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) à Montréal pour faire connaître cette situation.

Le porte-parole du Comité, Serge Bouchereau a indiqué « que plusieurs des personnes visées n'ont pas les moyens financiers de faire une demande de résidence permanente en raison de leur faible revenu et que certains vivent au Canada depuis sept ans ».

L'opposition officielle appuie les manifestants

Le gouvernement canadien mené par Stephen Harper fait le sourde oreille. Les élus de l'opposition officielle appuient les personnes sans statut et désirent les aider. « Tu ne peux pas laisser des gens fonder une famille, trouver un travail, s'implanter dans la communauté et les renvoyer dans leur pays quelques années après », a commenté le député Alexandre Boulerice. Le porte-parole d'Ottawa s'est contenté de dire que les ressortissants avaient été invité à faire une demande de résidence permanente.

Faire une demande, à quel prix?

Une demande de résidence permanente pour ces gens coûte 500 dollars canadiens par adulte et 150 par enfant. Pour une famille avec deux enfants, ce sont 1300$. Ce qui représente le salaire d'un mois pour une personne. Quel est le prix d'une demande? En pratique, c'est la nourriture, le loyer, les frais de garderie pour tout un mois. Les familles ont le choix entre vivent dans la rue au Canada ou en Haïti. Il est irréaliste de demander cela aux personnes sans statut légal.

Le porte-parole du Comité a appelé la communauté à participer à une manifestation plus importante dimanche prochain. Il a souligné que « l'aspect de la sécurité est relatif ». D'un côté, le gouvernement canadien demande à ses citoyens « d'éviter tout voyage non essentiel dans certains quartiers de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, car les conditions de sécurité y sont particulièrement instables et dangereuses ». Pour le Zimbabwe, il est inscrit sur le site de CIC de « faire preuve d'une grande prudence en raison d'une situation imprévisible en matière de sécurité ». Mais, de l'autre, c'est assez sécuritaire pour y renvoyer des personnes sans ressources. Le gouvernement canadien manque de cohérence. #Afrique