De l'extérieur, les manifestations étudiantes qui ont lieu au Chili peuvent sembler incohérentes et même peut-être paraître exagérées. La présidente propose la gratuité scolaire pour les étudiants d'ici 2018. La réponse des principaux intéressés est une série de manifestations continues comme celle effectuée le 28 mai dernier. "Mais, il sont fous ces étudiants", peut-on penser! Au contraire, ils veulent seulement que la réforme n'en soit pas une qui se limite aux frais de scolarité, mais qui met l'accent sur la démarche pédagogique également. Cependant, le gouvernement chilien ne semble pas les écouter et impose sa vision avec une répression abusive des manifestations.

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Ainsi, les étudiants étaient dans les rues du centre de Santiago aux petites heures du matin pour ériger des barricades afin de pouvoir s'exprimer. Les forces sont intervenues très rapidement et le tout a tourné en affrontements. Pourquoi les empêcher de dire ce qu'ils attendent de leur nouveau système d'éducation? La présidente, Michelle Bachelet, devrait plutôt prêter l'oreiller et les inclure dans une réforme qui augmentera l'accès au savoir, mais qui pourrait également améliorer le savoir lui-même.

Les étudiants sont si désespérés de se faire entendre qu'ils ont occupé pendant quelque temps l'enceinte des bâtiments de la Télévision Nationale du #Chili. Il est vrai que la présidente a rempli une partie des promesses quant à la gratuité scolaire, mais là n'est pas le point de ces manifestations.

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C'est du contenu dont il est question.

Une réforme insatisfaisante aux yeux des étudiants

Pour plusieurs d'entre eux, la démarche du gouvernement Bachelet ne reflète pas les demandes effectuées depuis longtemps par les étudiants. Le vieux système laissé par Augusto Pinochet favorisait les mieux nantis. La gratuité aidera à ramener une certaine équité parmi les élèves, c'est vrai. Cependant, un enseignement de qualité est nécessaire pour les étudiants. Ils veulent avoir leur mot à dire sur la manière dont les classes sont gérées, les ratios enseignants-élèves, les salaires des enseignants sont également des points de discorde. Il y a beaucoup d'aspects sur lesquels le gouvernement fait la sourde oreille.

La répression, la démonstration de la sourde oreille

Michelle Bachelet fait monter les niveaux de frustration chez la population estudiantine avec la sourde oreille et les gestes de répression. bon nombre de manifestations se terminent avec des policiers repoussant les jeunes à force de jets d'eau. Les affrontements sont monnaie courante. Dans ces conditions, il est difficile de dire bravo: les politiciens ont un devoir d'écoute. Ce qui correspond à ce que les intéressés leur demandent... #Amérique latine