Le cessez-le-feu, décrété il y a plus de cinq mois, entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) a été rompu par ces dernières. En cause, les attaques de l'armée colombienne sur des sites des FARC, qui mettent sérieusement en péril le cessez-le-feu bilatéral et définitif en cours de discussion. Ces deux attaques ont provoqué la mort de 34 guérillos au total et la fin de la trêve. Les FARC ont accusé le gouvernement de Juan Manuel Santos de ne pas être conséquent entre ses gestes et ses déclarations. Le président a indiqué vouloir accélérer les négociations pour le cessez-le-feu bilatéral, mais utilise la force contre les cellules de ses adversaires.

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D'un côté, le gouvernement insiste afin d'arriver à un accord pour arrêter les affrontements armés, et de l'autre côté, il attaque les camps des FARC. Le double discours n'a pas plu aux forces armées qui ont mis fin à la trêve vendredi dernier. Les combats risquent de reprendre suite aux offensives de l'armée et le processus de paix parrainé par La Havane risque d'être mis en péril.

34 morts et deux blessés chez les FARC

L'armée de terre, l'armée de mer et la police ont fait huit morts et deux blessés lors d'une offensive dans la région d'Antioquia dans le secteur de la ville de Segovia. Cette attaque avait été précédée d'une offensive avec des bombardements sur un camp où 26 guérillos ont perdu la vie jeudi dernier. Les autorités colombiennes ont indiqué avoir saisi des documents informatiques et des armes lors de ces attaques.

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Le président lui-même est conscient que les gestes et les discours peuvent sembler incohérents. "Je sais que cela crée des contradictions, mais c'est la manière la plus certaine et efficace d'arriver à la paix", a-t-il dit à la presse en insistant sur le fait que le gouvernement a l'obligation de protéger les populations malgré les négociations avec les FARC.

Les membres des FARC toujours ouverts au dialogue

Dans un communiqué, les Forces armées révolutionnaires ne se sont pas fermées au dialogue pour obtenir un cessez-le-feu bilatéral. Mais ses membres ne sont pas prêts à se faire tirer dessus sans répliquer. C'est la raison de la fin de la trêve. Le groupe a 8.000 combattants dispersés dans les zones rurales colombiennes. Le gouvernement ne veut pas d'une armistice si un accord n'est pas signé. Plus de 220.000 personnes sont mortes de ce conflit qui dure depuis plus de 50 ans maintenant. #Terrorisme #Amérique latine