Le verdict est tombé !

Le verdict est tombé ce samedi 9 mai 2015 dans la matinée. Hosni Moubarak et ses fils, Gamal Moubarak et Alaa Moubarak, ont été condamnés à des peines de prison et jugés pour la même affaire dans laquelle ils ont été accusés de détournement de fonds publics destinés à la rénovation des palais présidentiels.

Après trois décennies de régime autoritaire, Hosni Moubarak a été évincé par un soulèvement populaire en février 2011. Après la révolte, il a été mis en examen dans plusieurs affaires de corruption, mais aussi suite à la mort de plusieurs manifestants lors du soulèvement.

L'affaire des palais présidentiels

L'affaire de corruption, surnommée par les médias égyptiens « l'affaire des palais présidentiels » confirme que Moubarak et ses deux fils ont détourné des millions de dollars de fonds publics au cours d'une décennie. Les fonds détournés étaient destinés à payer la rénovation et l'entretien des palais présidentiels.

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Mais selon les procureurs, 125 millions de livres égyptiennes ont été consacrés à la construction de villas privées pour les fils de Moubarak.

L'ancien président égyptien a été déclaré coupable en 2014, deux ans après qu'il ait été emprisonné à perpétuité pour complicité dans l'assassinat de 800 manifestants anti-régime pendant le soulèvement de 2011. Mais en novembre dernier, le juge a rejeté l'affaire de l'assassinat. Un nouveau procès a vu le jour en janvier, cette fois, Moubarak tombe avec ses deux fils pour détournement de fonds.

La dynamique du pouvoir différente de celle de 2010

« Les aléas du système judiciaire égyptien peuvent signifier que les choses changent de nouveau, mais même si elles changent, ce qui reste clair c'est que cette dispensation politique égyptienne est plus compliquée que l'ère Moubarak 2.0 » a déclaré H.A Hellyer, du Centre Brookings pour la politique du Moyen-Orient à Washington et le Royal United Services Institute à Londres.

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Selon Hellyer, il ne s'agit pas d'une nouvelle guerre sur la corruption « mais il montre les loyautés, les relations et la dynamique du pouvoir en 2015 » qui sont totalement différente de celle de 2010. #Justice