Il y a une chose qui fait l'unanimité dans la grande majorité des pays civilisés: les enfants ne devraient jamais avoir une arme automatique et servir de soldats aux groupes armés. Dans certains pays, la détresse est telle que les enfants vont combattre pour survivre ou bien parce qu'ils sont obligés de le faire. Dans la République centrafricaine, cette réalité est malheureusement très répandue..Néanmoins, les chefs de huit groupes armés se sont entendus le 5 mai dernier pour relâcher les enfants soldats et se sont engagés à ne plus recruter les mineurs. Cet accord a été annoncé à Bangui. C'est une première dans ce pays ayant un lourd historique dans ce domaine.

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Selon les statistiques des différents organismes internationaux, ils sont entre 6.000 et 10.000 enfants en train de perdre leur naïveté dans les différents régiments armés.

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Signé en marge du Forum de Bangui, qui regroupe 600 organisations afin d'entamer une réconciliation nationale, cet accord a été présidé par la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, en présence des ambassadeurs de la France et des États-Unis.

Les groupes importants signent l'accord

Parmi les personnes importantes à la table, les leaders des deux groupes armés qui sont les principaux protagonistes des violences au cours des dernières années. L'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka ont été au cœur des discussions.

Bien que le Front populaire pour la restauration de la Centrafrique (ex-rébellion Séléka) boycotte le Forum de Bangui, son leader, Abel Balinguele, a insisté sur le fait que le groupe "désirait offrir la même chance aux enfants de la République centrafricaine que celle offerte à tous les enfants du monde".

Le chef des anti-balaka, Patrick-Édouard Ngaïssona, a indiqué vouloir travailler avec l'Unicef.

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"Nous espérons qu'ils pourront récupérer les enfants et qu'ils les aident de manière appropriée".

L'Unicef continue son travail de libération

L'organisme international avait déjà libéré 2.800 enfants des groupes armés en 2014. Ils jugent que plus de 6.000 sont prisonniers des milices où ils subissent des viols, des abus physiques, psychologiques et de l'esclavage. Comme les organismes ont convenu de donner à l'Unicef un accès sans restriction, les libérations seront plus faciles. Encore faut-il que les groupes respectent leur parole. En parler est tout de même un pas dans la bonne direction pour garder la naïveté à laquelle tous les enfants ont droit. #Afrique #Enfance