Le Népal a été de nouveau frappé par un séisme ce mardi 12 mai 2015, provoquant une nouvelle fois la panique dans le pays qui a déjà beaucoup de mal à se reconstruire. Il y a un peu plus de deux semaines, un séisme dévastateur avait frappé le Népal et causé la mort de plus de 8 000 personnes et 18 000 blessés. Des centaines de milliers de foyers ont été détruits.

Une magnitude de 7.3 sur l'échelle de Richter

Le US Geological, a affirmé que le séisme qui a frappé le Népal ce matin avait une magnitude de 7.3 sur l'échelle de Richter et que son épicentre était situé à environ 68 kilomètres à l'ouest de la ville de Nache Bazaar, à proximité du mont Everest. Delhi et Dhaka, la capitale du Bangladesh, ont été également touchées. Le séisme aurait duré une dizaine de minutes selon un correspondant du Nouvel Observateur, le temps que la panique gagne du terrain.

Plusieurs morts et blessés

Au moins quatre personnes ont été tuées dans la ville de Chautara dans le district de Sindhupalchok, au nord de Katmandou. Plusieurs bâtiments se sont effondrés et plus d'une douzaine de personnes ont été blessées. Sindhupalchok a subi les plus lourdes pertes humaines dans le séisme du mois dernier. Deux autres décès ont été répertoriés à Bhimeswhar, dans le district de Dolakha.

Le ministère de l'Intérieur a communiqué un premier bilan des dégâts, Dolakha et Sindhupalchok sont les villes les plus touchées. À Katmandou, un bâtiment de quatre étages s'est effondré. Le bilan dressé en fin de matinée fait état de 19 morts et 981 blessées dans tout le pays.

Des responsables ont indiqué que cinq personnes ont été tuées dans les pays limitrophes du Népal - l'un dans l'Uttar Pradesh et quatre dans le Bihar. Les médias chinois ont également rapporté qu'une autre personne était décédée au Tibet après qu'un rocher soit tombé sur sa voiture.

Un pays qui peine à se reconstruire

Au moins un demi-million de Népalais sont aujourd'hui sans abri et vivent parfois même dans les décombres de leurs maisons. À Lamosangu, ou encore à Sindhulpalchok, des témoins ont décrit des hurlements « comme si le monde touchait à sa fin ». Krishna Lama et sa fille de cinq ans se sont enfuies, mais ses mains tremblaient tellement, qu'elle pensait qu'elle allait lâcher sa fille. L'an dernier Krishna Lama a perdu ses parents dans un tremblement de terre, « il semblerait que ce soit notre tour », avait-elle déclaré à une organisation se trouvant sur place - propos relaté par The Guardian .

La ville commençait à peine à se reconstruire, les magasins commençaient à s'ouvrir, les rues reprenaient peu à peu leur forme. Cette nouvelle perturbation va venir affaiblir davantage le moral des habitants qui vivent désormais dans la peur et la crainte de perdre leur proche. #Asie