Un responsable américain a admis à Genève que les États-Unis devaient travailler sur les pratiques  de leurs policiers devant des membres des Nations-Unies. Lundi dernier, les responsables ont indiqué que les « nombreuses morts tragiques des Afro-américains au cours des derniers mois démontrent qu'il y a encore de la place pour de l'amélioration ».

Au cours de son témoignage, James Cadogan, conseiller au département de la Justice, a insisté sur le fait que « les morts de Freddie Gray à Baltimore, Michael Brown dans le Missouri, Eric Garner à New York, Tamir Rice dans l'Ohio et Walter Scott en Caroline du Sud démontrent l'ampleur du défi et l'urgence d'agir avec plus de détermination de la part des autorités américaines ». Il est rare d'entendre des politiciens mentionner publiquement leur prise de conscience quant à la réalité vécue par les communautés noires aux États-Unis.

Néanmoins, le représentant américain a été fidèle aux habitudes de son pays en insistant sur les progrès des 50 dernières années. « Depuis un demi-siècle, la loi sur les droits civiques a fait énormément progressé la situation aux États-Unis », a-t-il expliqué en insistant sur le fait que le pays désirait que ces lois remplissent leurs promesses.

Une situation qui n'est pas rose

Il est vrai que la situation américaine évolue depuis les manifestations de Martin Luther King. La venue d'un premier président noir en est la preuve. Mais, il est faux de dire que le #Racisme et la discrimination sont moins présentes. Il ne faut que quelques minutes dans la « Ceinture bleue » pour s'en rendre compte. Les tensions raciales y sont extrêmement fortes.

D'ailleurs à ce sujet, les diplomates ont longuement questionné la délégation américaine sur les effets de la brutalité policière sur l'ensemble des minorités.

De plus, les États-Unis ont été questionné sur les attaques de drones au Moyen-Orient. Le représentant du Pakistan a demandé des compensations financières pour les familles des victimes civiles qui ont souffert des erreurs liées à ces attaques. Dans quatre ans, les Américains reviendront devant l'ONU afin de rendre compte de la situation. #Etats-Unis