La Maison blanche a très rapidement réagit aux affirmations du journaliste Seymour Hersh qui accuse les Américains d'avoir menti sur la mort d'Oussama ben Laden. Ce dernier a laissé entendre que les États-Unis avaient fabulé sur l'opération ayant mené à la mort du leader du groupe Al-Quaïda, en 2011.

Le récipiendaire du prestigieux prix Pullitzer a affirmé dans le London Review of Books que les Américains avaient collaboré avec les services de renseignements pakistanais pour tuer le meneur d'Al-Quaïda. Ben Laden aurait été détenu à la résidence où il a été tué durant près de cinq ans par les Pakistanais. Les États-Unis auraient payé 25 millions de dollars pour cette information. Officiellement, le gouvernement pakistanais n'a été averti qu'après l'opération militaire. Il semble que ce détail soit donc un mensonge. Le journaliste l'écrit dans son article affirmant que « d'autres éléments de l'administration de Barack Obama sont faux ». Ce dernier appuie son texte sur une source hautement placée dans les services de renseignements américains.

Le porte-parole du Conseil national de la sécurité aux États-Unis, Ned Price, a simplement répondu qu'il y avait trop d'inexactitudes dans les affirmations du journaliste pour y répondre une par une. « Pour moi, les affirmations sans fondement sont en trop grandes quantités pour vous les énumérer une par une », a-t-il déclaré.

Un journaliste spécialisé dans les scandales du guerre

Seymour Hersh est spécialisé en récit de guerre et a démontré à plusieurs reprises qu'il n'avait pas peur de questionner la Maison Blanche. Ses révélations sur la tuerie de My Lai au cours de la guerre du Vietnam et le scandale lié à la prison d'Abou Ghraïb en Irak en sont deux exemples majeurs. Dernièrement, ses textes sont plus controversés mais ses affirmations soulèvent des doutes.

Les Américains, bien que certains soient heureux de la mort d'Oussama ben Laden, ont le droit de connaitre la véritable histoire. Si la Maison Blanche n'a pas tout dit dans cette affaire comme le laisse entendre le journaliste, on peut se demander quelles en sont les raisons. Barack Obama devra s'expliquer car c'est de la confiance du peuple dont il est question. #Etats-Unis #Terrorisme