Lors d'une marche pacifique, des centaines de Montréalais ont déambulé à travers la métropole québécoise afin de montrer leur soutien à la reconnaissance du génocide arménien. Ce geste avait pour but de commémorer les atrocités subies par ce peuple, il y a maintenant plus d'un siècle, dans le conflit avec l'Empire Ottoman. Les participants à la marche étaient d'origines culturelles variées : des juifs, des Grecs pontifes, des Kurdes, des Ukrainiens, des Québécois, des Rwandais. Des personnes issues de communautés ayant subies elles-aussi des génocides, étaient fortement représentées.

Parmis le groupe de dignitaires, le maire de Montréal, Denis Coderre, et le maire de Laval, Marc Demers, étaient de la partie en compagnie du chef du Parti libéral du #Canada, Justin Trudeau, et de l'ex-chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Ces politiciens ont insisté sur l'importance d'affirmer le soutien du Canada à la reconnaissance de ce génocide.

Suite à la marche, les manifestants se sont retrouvés dans le quartier des Spectacles à Montréal pour terminer la manifestation par une commémoration. Une jarre de fleurs a été déposée au pied d'une réplique du monument situé à Erevan en #Arménie. Mher Karakashian, le président du Comité canadien pour le centenaire du génocide arménien, a pris la parole. « Nous avons maintenant le devoir de non seulement commémorer le génocide arménien, mais également celui de ne pas oublier les victimes de tous les génocides du vingtième siècle », a-t-il dit. Ce dernier, qui était l'un des organisateurs de la marche, a insisté que « l'humanité devait apprendre et faire en sorte que ces erreurs ne se reproduisent pas ».

Le Parlement canadien a reconnu le génocide

Le Canada a fait du 24 avril, un jour de mémoire du génocide. Tout comme le Parlement européen et le Vatican, le Canada reconnaît les atrocités perpétrées comme un génocide. À partir de 2015, le mois d'avril est le mois de la commémoration, de la condamnation et de la prévention du génocide au Canada. La forte participation de la communauté montréalaise démontre la solidarité entre les groupes culturels dans la métropole du Québec.