Depuis plusieurs semaines, les entreprises et les représentants du gouvernement ont des difficultés avec les travailleurs des champs agricoles de l'État de la Baja California. Dans la région de San Quintin, les travailleurs veulent recevoir un salaire plus élevé que celui d'un dollar de l'heure en moyenne qui est en vigueur actuellement. Les chemins bloqués, les marches, le piquetage qui nuisent aux entreprises sont le résultat d'un marché où l'employé est sous-valorisé.

Les travailleurs des champs agricoles de fraises vivent dans des maisons où le sol est en terre battue tant ils ne peuvent se payer de véritables demeures. Ils obtiennent en moyenne l'équivalent de 100 euros par semaine pour une bonne semaine.

Un salaire minimum inadéquat

Le salaire minimum au #Mexique est de 70, 1 pesos mexicains par jour de travail, soit un peu moins de 5 euros. Les travailleurs agricoles n'ont pas de compensations lorsqu'ils sont malades ou lorsqu'ils se blessent. Ainsi, ils sont payé 200 à 250 euros par mois. Comment peuvent-ils vivre de cela? C'est la question qu'ils posent. Ils veulent un minimum de reconnaissance des industries qui vendent les fruits récoltés à prix d'or aux États-Unis.

Une manque d'équité des entreprises

Les fraises sont vendues environ cinq dollars américains le kilo aux États-Unis. Dans une moyenne, un travailleur peut ramasser 110 kg de fraises par jour et plus de 200 kilos en haute-saison. Cela représente de 500 à 1000 dollars en vente. Le travailleur dans sa journée obtient entre 10 et 30 dollars selon la saison. C'est moins de 2 %.

Il est difficile de comprendre les grandes compagnies américaines qui mentionnent que les ouvrier sont payés à leur juste valeur. Un père de famille affirmait qu'il n'a pas pu donner une couverture supplémentaire à sa fille au cours du dernier hiver qui a été plus froid qu'à l'habitude. « Elle n'aurait pas mangé si j'avais acheté la couverture », a-t-il raconté.

Ainsi, de plus, les travailleurs développent des allergies aux pesticides qui sont hautement utilisés. Les ouvrier agricoles veulent une reconnaissance et ils vont tout faire en leur pouvoir pour l'obtenir. Mais leur pouvoir est limité par leurs obligations familiales et le besoin de nourrir les enfants. #Amérique latine