La normalisation des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis avance à grands pas et le 29 mai sera une date importante dans ce processus. Elle marquera le retour d'ambassadeurs possibles dans les deux pays. Selon Raul Castro, les deux pays pourraient nommer des ambassadeurs dans l'autre nation à compter du 29 mai, date où les États-Unis retireront Cuba de la liste des pays qui supportent les groupes terroristes.

En ce moment, la proposition de Barack Obama est sous examen au Congrès. Il est fort probable qu'elle passe suite à la période de 45 jours requise par le Congrès américain. Le 29 mai est la date de la fin de cette période d'examen. Ainsi, Raul Castro a déclaré aux médias ce mardi que "lorsque cette accusation sera levée, nous pourrons nommer les ambassadeurs".

Le porte-parole du département d'État américain, Jeff Rathke, a commenté en disant que "la nomination d'ambassadeurs paraissait une suite logique au cours des choses". Il a tout de même été plus conservateur que le chef d'État cubain en insistant sur le fait qu'aucune date n'avait été convenue jusqu'à maintenant entre les deux pays.

Une condition importante respectée par les Américains

Pour la reprise des relations diplomatiques, le retrait de la liste des groupes supportant le terrorisme était une condition non-négociable pour les Cubains. Les Américains semblent vouloir faire leur bout de chemin. Il serait très surprenant de voir le Congrès s'opposer au retrait car le président a toujours un droit de veto et Barack Obama est en faveur de la reprise des relations diplomatiques.

Les négociations avancent à petit pas, mais continuent leur progression. Le président cubain n'a pas manqué d'insister sur le fait que la normalisation et le retour des ambassadeurs permettra de reprendre des relations diplomatiques, mais que l'embargo demeure un problème important. Les Américains sont extrêmement divisés sur ce sujet et la chance que la fin de l'embargo total survienne prochainement est mince.

La base américaine de Guantanamo Bay est également un sujet épineux. Les États-Unis semblent favorables à laisser aller la présence militaire, mais pas le territoire. Ils occupent cette zone depuis 1903. Néanmoins, le retour des ambassadeurs sur les territoires des deux pays est une avancée importante. #Etats-Unis #Cuba