Il y a un sujet qui crée toujours de la discorde à la veille d'une autre ronde de négociations entre les représentants cubains et américains dans le cadre de la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays. Ce dernier est lié au respect des droits de l'homme. Il semblerait que le régime cubain soit en train d'imposer ses points de vue à la population avec une répression plus forte dernièrement.

La secrétaire d'État adjointe pour l'Amérique latine, Roberta Jacobson, a confirmé mercredi que le principal point d'achoppement dans les négociations actuelles concerne le respect des droits de l'homme par le régime.

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C'est une épineuse question qui empêche les deux pays de s'entendre sur plusieurs points.

Selon des organismes de protection situés à Miami, il semble que les gestes de répression s'intensifient depuis quelques temps. « Nous avons obtenu le signalement d'une centaine d'arrestations de militants, de violences contre les opposants du pouvoir et leur domicile dimanche dernier seulement », a expliqué Orlando Gutierrez Boronat, du Directorio democratico cubano.

Le retour des relations diplomatiques changent la donne

Selon les organismes de défense des droits humains, la normalisation des relations diplomatiques change légèrement le contexte sur l'île. Le pouvoir agit avec un sentiment d'impunité. La visite du président François Hollande, qui a donné son soutien à Raul Castro, et la normalisation sont mal interprétées par le pouvoir selon Orlando Boronat.

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« Les dirigeants croient qu'ils ont le feu vert pour imposer leur vision et écraser les oppositions sur le territoire afin d'encourager les investissements étrangers », a-t-il expliqué.

Devant ce constat, Roberta Jacobson a indiqué au Congrès américain qu'elle était constamment en train d'adresser les inquiétudes américaines dans ce domaine aux représentants cubains. Une démarche qui a pour but de garantir le respect des droits humains au moins pendant les négociations sur la normalisation des relations chapeautées par le Vatican. Ainsi, Raul Castro et ses représentants ont des devoirs à faire pour convaincre les États-Unis de leur bonne volonté dans ce domaine. #Etats-Unis #Cuba