Liesse populaire et déchainement médiatique

Prévue « officiellement » pour le 25 avril dernier, la fille du Prince William et de Kate Middleton s'est faite attendre, rendant fous d'impatience les citoyens anglais. Bon nombre d'entre eux ont même campé devant le Saint Mary's Hospital, prêts à célébrer l'heureux événement. Devant les grilles du Palais de Buckingham, ils étaient encore plus nombreux à attendre la nouvelle. Comme pour la naissance de son premier enfant, le prince Georges, en juillet 2013, la jeune maman a bien eu du mal à ne pas partager sa grossesse avec le pays tout entier. Car la presse anglaise n'a rien loupé : de la couleur de ses robes à la rondeur de son ventre, Kate a régulièrement fait la Une des tabloïds.

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Quelques heures après son accouchement rapide, la Duchesse de Cambridge se voyait déjà affublée d'un nouveau surnom, « Speedy Kate ».

Un acharnement médiatique traditionnel qui n'a pourtant pas réussi à dénicher la seule information dont se souciait vraiment les anglais : le sexe du bébé, que les parents eux, ne souhaitaient pas connaître. Un mystère qui a donné lieu à toutes sortes de spéculations et qui a fait le bonheur des bookmakers anglais prêts à prendre les paris. 90% d'entre eux donnaient une fille à l'arrivée, tout comme pour la première grossesse de Kate Middleton.

Une fixation qui en dit long sur l'amour viscéral des Anglais pour la famille royale, et plus particulièrement pour la plus adulée des têtes couronnées, la princesse Lady Di.

« Diana aurait voulu avoir une fille »

Voilà ce que déclarait hier une fan de 52 ans aux journalistes postés devant la maternité.

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Campant là depuis 13 jours, elle affirmait « Je suis sûre que William voudrait exaucer son souhait ». Un espoir qui était dans bien des têtes et dont les fervents admirateurs de la famille royale ne se sont pas cachés.

Car les Anglais voulaient une fille. Et ils l'ont eu. Dans un édito dédié, le quotidien britannique The Guardian s'inquiétait du sexe de l'enfant, avant même sa naissance. "Cet enfant serait non seulement le premier lien direct féminin avec le tsunami émotionnel que représentait Diana, elle aussi appartiendrait [dès sa naissance] au public".

Depuis la mort tragique de la princesse en 1997, les Anglais étaient en manque d'une icône à chérir. Et Camilla Parker Bowles, celle par qui le malheur arriva, n'a jamais conquis le cœur des Anglais. Lorsque Kate Middleton est apparu au bras du prince William, l'Angleterre n'a alors pas pu s'empêcher de faire le lien. Il retrouvait en elle tout ce qui faisait le charme de Diana : la douceur, la classe et l'élégance. Lorsqu'elle sortit de la voiture en robe de mariée, toute l'Angleterre retint son souffle.

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Serait-elle à la hauteur de Lady Di ?

Depuis, la Duchesse de Cambridge a fait ses preuves et remporte tous les suffrages. Mais si elle fait figure de digne héritière de sa défunte belle-mère, il lui manquera toujours l'essentiel : la filiation.

Quelques heures à peine après sa naissance, la princesse a été présentée au monde entier, endormie et enveloppée dans un petit châle blanc. Les photos ont fait instantanément le tour du web. Depuis, toute l'Angleterre a les yeux rivés sur la fille du prince William, scrutant son visage pour y déceler, peut-être, un petit rien de sa grand-mère. Si les Anglais ne connaissent pas encore son prénom, pronostiquant Alice, Charlotte ou Elizabeth, ils sont certains d'une chose : le deuxième choisi sera Diana. Quoi qu'il en soit, ultra médiatisée et adulée dès son premier souffle, il est indéniable que la nouvelle héritière leur appartient déjà. #Enfance #Royaume-Uni