Les djihadistes de l'organisation terroriste État islamique ne sont plus qu'à quelques kilomètres de l'antique cité de Palmyre, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1980 et classée en 2013 sur la liste du patrimoine mondial en péril, en raison de la guerre civile en #Syrie.

Un véritable joyau architectural

Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), a déclaré à l'AFP que « Palmyre est en danger. » Selon ses informations, des combats se dérouleraient « à 2 kilomètres à l'est de la ville après que l'État islamique s'est emparé de tous les postes de l'armée entre al-Soukhna et Palmyre.»

Des milliers de familles seraient réfugiées dans les environs de Palmyre, selon Talal Bazari, gouverneur de la province de Homs.

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La Bible attribue la construction de Palmyre au roi Salomon. La ville antique, bâtie près d'une oasis dans le désert à environ 200 kilomètres de Damas, la capitale syrienne, est un véritable joyau architectural gréco-romain.

Certains vestiges sont dans un état de conservation exceptionnel comme le magnifique et somptueux temple hellénistique de Bel ou le théâtre romain. En dehors des murs de la cité antique, on trouve également l'hypogée des Trois Frères, le plus beau de tous les tombeaux de Syrie.

Les djihadistes de l'État islamique pourraient envisager de détruire le site archéologique de Palmyre, si celui-ci tombait entre leurs mains. Ils sont tristement réputés pour avoir bien peu de considération et de respect pour la vie humaine. Ils en ont encore moins pour le patrimoine architectural.

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Terreur et désolation partout où les djihadistes passent

Les terroristes de l'EI sont également de redoutables destructeurs de vestiges archéologiques qui, selon eux, « favorisent l'idolâtrie. » Il y a quelques mois, ils ont détruit totalement - avec des bulldozers, des explosifs ou encore des pioches - la cité assyrienne de Nimroud, dans le nord de l'Irak, qui avait été fondée au XIIIe siècle avant Jésus-Christ.

Un peu auparavant, ils avaient détruits de nombreuses antiquités - bien heureusement, une bonne partie d'entre elles n'étaient que des copies en plâtre - du musée de Mossoul, la deuxième ville d'Irak qu'ils contrôlent depuis le mois de juin 2014.

La liste de leurs méfaits est loin d'être exhaustive. Partout où ils passent, ils ne sèment que la terreur et la désolation.

Pendant combien de temps encore la communauté internationale va-t-elle se borner à compter les nombreuses victimes de l'EI et à dresser la liste du patrimoine architectural détruit par des extrémistes sans véritable connaissance religieuse qui agissent au nom d'un islam dévoyé ? #Etat Islamique