Le sommet du G7 s'est ouvert le dimanche 7 juin pour se clôturer le lendemain, lundi 8 juin. Les discussions ont eu lieu en Allemagne et ont regroupé autour de la table les dirigeants du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis, ainsi que de l'Union européenne. L'occasion pour ces puissances de mettre sur la table les principaux sujets qui font l'actualité en ce moment, à savoir le conflit ukrainien, le climat, le #Terrorisme, et la crise grecque notamment.

La Russie et l'Ukraine

Suite à l'annexion de la Crimée en mars 2014 et à l'implication dans le conflit ukrainien, la Russie a été exclue de ces discussions. Au cours de la première journée du sommet, le G7 a abordé le sujet du conflit ukrainien en faisant véritablement pression sur la Russie.

Le président américain Barack Obama, et la chancelière allemande Angela Merkel ont affirmé que "sans le respect des accords de Minsk, les sanctions contre la Russie seraient maintenues". Obama allant jusqu'à dénoncer l'"agression russe en Ukraine".

L'est de l'Ukraine doit faire face, depuis quelques jours, à un regain de violence. En crise depuis plus d'un an, l'Ukraine a vu le conflit prendre des proportions importantes, au-delà de ses propres frontières, incluant notamment la Russie qui soutient visiblement les rebelles. Des accords avaient été signés à Minsk en février et supervisés par la France et l'Allemagne, mais le cessez-le-feu n'est clairement pas respecté.

Donald Tusk, président du Conseil européen, a appelé le G7 à "confirmer son unité" vis-à-vis des sanctions visant la Russie. C'est chose faite puisque les pays se sont coordonnés dans leur message de soutien à l'Ukraine, constituant ainsi un front uni face à Moscou. M. Tusk a également ajouté que la Russie ne serait pas réintégrée au G8 "tant qu'elle se comporte de façon agressive vis-à-vis notamment de l'Ukraine".

L'Union européenne devrait d'ailleurs se prononcer dans les prochaines semaines quant à la prolongation des sanctions envers la Russie. Mais pour réévaluer cela, il est crucial que les accords de Minsk soient respectés par les deux parties, qui doivent mettre en œuvre leurs engagements d'ici à la fin de l'année.

Dès lors, le G7 a renouvelé son "appel au respect du cessez-le-feu et au retrait des armes lourdes" faisant partie intégrante des accords de Minsk, en demandant également à la Russie de respecter la souveraineté de l'Ukraine. 

La crise grecque

Si le cas grec n'était initialement pas prévu à l'agenda du sommet, il était presque impossible de ne pas évoquer la crise à laquelle fait actuellement face le pays, au bord de la faillite.

Avant le début du sommet, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a demandé au gouvernement grec de présenter au plus vite de nouvelles propositions de réformes. Mercredi 3 juin, il avait effectivement soumis à Alexis Tsipras, Premier ministre grec, un plan de propositions élaborées par les institutions, à savoir la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI. Celui-ci a ensuite vivement critiqué ce plan dès son retour en Grèce, provoquant ainsi la colère de M. Juncker qui pensait être proche d'un accord.

L'impasse des négociations entre la Grèce et ses créanciers internationaux pour éviter au pays un défaut de paiement a été discutée dimanche, et remise sur la table lundi avec la présence de Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI).

François Hollande et Angela Merkel devraient rencontrer Alexis Tsipras ce mercredi à Bruxelles, en marge du sommet de l'Union européenne avec l'Union d'Amérique latine et des Caraïbes. L'occasion de relancer la discussion de ce sujet houleux…

Le terrorisme

Lundi, une séance spéciale a été consacrée aux divers débats concernant la lutte contre le terrorisme mais aussi l'aide au développement. Aux dirigeants des sept puissances du G7 se sont ajoutés six chefs d'État et de gouvernement provenant du Moyen Orient et d'Afrique. L'objectif étant d'aborder la montée en puissance des groupuscules djihadistes et terroristes que sont l'État islamique et Boko Haram, et comment aborder la lutte de la meilleure façon possible.

Muhammadu Buhari, le président nigérian récemment élu, a décrété lors de son élection que le combat contre Boko Haram serait sa priorité. Or les terroristes continuent leurs attaques meurtrières. Ce sommet lui aura notamment permis de demander un soutien pour combattre Boko Haram, et pour relancer l'économie de son pays.

Le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, était, lui aussi, présent. Il est revenu sur la lutte contre les islamistes radicaux semant la terreur en Irak et en Syrie, dont le sujet a été discuté longuement lors de la réunion de la coalition internationale qui eut lieu la semaine dernière à Paris.

La frontière entre l'Irak et la Syrie est actuellement dominée par les djihadistes du groupuscule État islamique. Ils y sèment la terreur, provoquent la violence, massacrent la population, exécutent des otages, et renforcent les tensions interconfessionnelles. En outre, ils menacent ouvertement l'Occident. Il est donc crucial de prendre des dispositions visant à contenir Daech.

Le G7 a donc estimé que "la lutte contre le terrorisme devra demeurer la priorité de la communauté internationale dans son ensemble", affirmant la "détermination à vaincre ce groupe terroriste". En outre, les sept puissances ont apporté leur soutien au plan discuté par la coalition la semaine dernière et promis de "renforcer la coordination de leur action".

Le climat

Le dossier du #Climat faisait également partie intégrante de l'agenda du sommet du G7 ce lundi. L'idée était de se coordonner ainsi que de négocier le contenu du message à envoyer, alors que se profile tout doucement la COP21, la conférence mondiale sur le climat qui aura lieu au mois de décembre prochain à Paris.

La France et l'Allemagne étaient déterminées à obtenir des engagements ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de limitation du recours à des énergies fossiles. Cependant, le Canada et le Japon constituaient un frein.

L'issue des discussions sur le climat au cours du sommet du G7 aura une importance capitale sur la conférence COP21 dans six mois, et sa réussite. Les sept se sont engagés à limiter à 2°C la hausse de la température moyenne dans le monde. En outre, ils ont affirmé leur volonté et leur détermination à trouver un accord en décembre, mais aussi à faire le travail nécessaire pour parvenir à une économie sobre en carbone.