Un rouge à lèvre et un dos, c'est tout ce qui est nécessaire pour participer à la nouvelle campagne de soutien à Raïf Badawi. Pour y prendre part, il faut se dessiner des marques de fouet sur le dos avec ce rouge à lèvres. Cette représentation des lésions provoquées par la flagellation est prise en photo et mise sur Facebook avec le hashtag #Backlash. Lancée par des sympathisants à la cause du blogueur, la campagne connaît un franc succès sur les réseaux sociaux.

Le but est de sensibiliser le plus de gens possible à la cause des blogueurs emprisonnés en #Arabie Saoudite. Raïf Badawi est maintenant une figure de proue dans ce domaine. D'autres personnes sont victimes de répression et ne peuvent s'exprimer dans cette monarchie saoudienne. Une nation qui envoie en prison les personnes en désaccord avec ses politiques peut-elle dire qu'elle respecte les droits humains? La réponse de l'Arabie à cette question est positive. Les sympathisants de Raïf Badawi ont décidé d'appeler à la sensibilisation massive avec cette campagne.

Un site internet est créé

Afin de bien expliquer la situation en cours sur le territoire saoudien, un site internet a été créé. En visitant le www.raifbadawi.org, il est possible d'en apprendre sur d'autres personnes souffrant d'injustices semblables. La campagne #Backlash a pour objectif une prise de conscience collective sur les entraves à la liberté d'expression qui sont en cours en Arabie Saoudite, mais également ailleurs dans le monde.

Le voyage d'Ensaf Haidar en France

Le femme de Raïf Badawi revient d'un périple en France au cours duquel elle a cherché de nouveaux appuis à la cause de son mari. Elle en a obtenu plusieurs de personnalités artistiques et politiques d'influence. Plusieurs sections d'Amnesty International ont été visitées à travers l'Europe. Le but de cette visite était de donner un nouveau souffle à la campagne qui demande la libération de Raïf Badawi. Pour la femme du blogueur, c'est mission accomplie. Avec la campagne #Backlash, davantage d'individus connaîtront l'histoire tragique de Raïf Badawi.