La Commission « Vérité et réconciliation » qui étudiait le cas des milliers de jeunes autochtones qui sont passés par les pensionnats en est venu à la conclusion que ce passage forcé était un génocide culturel effectué par les gouvernements canadiens entre la fin du dix-neuvième siècle et 1996. La Commission a conclu que seul un engagement important de l'État canadien permettra une véritable réconciliation avec les Premières Nations au #Canada. Les pensionnats vers lesquels les jeunes autochtones étaient dirigés étaient l'outil central afin de détruire l'héritage culturel de leurs ancêtres.

Cette commission a siégé pendant six ans afin de récolter plus de 7000 témoignages de victimes de ces pensionnats et des directeurs qui y étaient affectés.

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C'est un côté obscure de l'histoire canadienne que plusieurs voudraient oublier. Mais, de nombreux autochtones ont perdu contact avec leur culture. Ce n'est pas une chose qu'ils pourront retrouver. Ces pensionnats étaient ouvertement destinés à formater les enfants des Premières Nations et leur imposer les visions de ceux étant venus coloniser le territoire.

Rappel des faits

Depuis la fin du dix-neuvième siècle, plus de 150 000 enfants ont été sortis de force de leur noyau familial dans les réserves indiennes afin de les envoyer dans des pensionnats. Les conditions sanitaires y étaient inadéquates et plusieurs en sont morts. Il y a environ 3200 enfants décédés des mauvaises conditions de vie dans les pensionnats. Le taux de mortalité y était cinq fois plus élevé que pour le reste du Canada.

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Lors de la création de ces écoles, les politiciens de l'époque ne se cachaient même pas pour dire que l'objectif était une assimilation aux habitudes de vies des Blancs. « Les enfants des Premières Nations devraient être enlevés de l'influence de leurs parents, et l'unique façon d'y parvenir est de les placer dans des écoles industrielles où ils se feront enseigner les habitudes de vie des blancs », disait John A, Macdonald, ex-premier ministre à l'époque.

Des abus de toutes sortes ont été faits

Les jeunes enfants qui ont fréquenté les pensionnats ont été victimes d'abus de tous types. Abus verbaux, abus psychologiques, abus physiques, violences sexuelles, malnutrition, ils y sont tous documentés dans le rapport de la Commission. C'est une honte pour le gouvernement canadien.

94 recommandations pour réparer les torts

La Commission « Vérité et réconciliation » est arrivée avec 94 recommandations afin de réussir à rétablir le dialogue et rebâtir la relation entre le gouvernement canadien et les Premières Nations. Le premier Ministre du Canada, Stephen Harper, avait présenté des excuses officielles en 2008, mais cela est loin d'être suffisant. Ainsi, des suggestions sont faites pour repenser le système d'éducation et le financement de ce dernier pour les autochtones du Canada. Un processus qui risque de prendre du temps car les cicatrices qui séparent les Premières Nations du reste du pays sont encore très vives.