"Si quelqu'un est gay et cherche le Seigneur avec sincérité, qui suis-je pour le juger ?"

Voilà ce que déclarait le #Pape François en juillet 2013 alors qu'il rentrait d'un voyage au Brésil, dans une conférence de presse insolite à bord de l'avion qui le ramenait à Rome. Poursuivant son discours avec le fameux « Nous devons être frères », il avait suscité l'espoir chez les communautés LGBT et surpris la communauté internationale par sa liberté de ton.

Sa position bienveillante et en opposition avec le discours traditionnel de l'Eglise catholique sur le sujet avait laissé supposer une plus grande souplesse dans la position du Saint-Siège. Mais si le pape François s'était alors montré plus compréhensif, il a très rapidement déçu par la réalité de ses actions.

Des Gays, oui, mais pas au Vatican

L'affaire s'est déroulée en avril dernier. Discrètement, croyait-il, le pape François recevait Laurent Stefanini, ambassadeur et homosexuel, choisi par la France pour la représenter au #Vatican, pour lui signifier qu'il refusait sa candidature. Avec diplomatie, il s'était justifié alors en affirmant « n'avoir rien contre lui » mais précisant qu'il n'avait pas apprécié le mariage pour tous et les pressions de l'Elysée pour lui forcer la main.

Une situation délicate qui n'a toujours pas trouvé d'issue, puisque le numéro deux du Vatican assure aujourd'hui que rien n'est encore décidé. Laurent Stefanini quant à lui a un devoir de réserve en tant que diplomate et ne s'est pas exprimé sur ce sujet. Nommé début janvier par François Hollande, fervent catholique et ancien ministre conseiller à l'ambassade de France auprès du Vatican entre 2001 et 2005, Laurent Stefanini attend toujours une réponse officielle sur sa prochaine affectation. #Homosexualité