Libération et Mediapart lancent un nouveau pavé dans la mare ! Ce dernier devrait être synonyme d'un nouveau scandale diplomatique. Les journalistes français qui ont eu accès à des documents obtenus par WikiLeaks révèlent que #François Hollande, #Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac auraient fait l'objet d'un espionnage continu de 2004 à 2012, de la part de la NSA (Agence Nationale de Sécurité Américaine). Les services secrets auraient également mis sur écoute des élus de la République et d'autres membres des différents gouvernements français.

Un scénario d'espionnage made in Hollywood

Le Palais de l'Elysée mis sous écoute ? Non ce n'est pas une fiction. Pendant près d'une décennie la NSA aurait écouté de nombreuses conversations téléphoniques des conseillers de la présidence à celles des trois derniers présidents de la Ve République. Plusieurs ministres et personnages clés de l'Etat français seraient également concernés.

Que révèlent les documents de la NSA ?

Le dossier appelé "Espionnage Elysée" révèle plusieurs éléments déjà plus ou moins connus du grand public, selon le site WikiLeaks.

Tout d'abord, l'on y apprend que l'actuel chef de l'Etat, François Hollande aurait organisé dès son arrivée en mai 2012 au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, plusieurs réunions « top secrètes » sur une possible sortie de la Grèce de la zone monétaire de l'Union européenne.

Bien avant François Hollande, c'est Nicolas Sarkozy qui a fait les frais des écoutes de la NSA. Ainsi en 2008, la NSA remarque que l'ancien président se voyait comme l'unique personnalité politique à pouvoir trouver des solutions à la crise financière mondiale.

Enfin en 2006, sous le second mandat de Jacques Chirac, Philippe Douste-Blazy alors ministre du Quai d'Orsay a été jugé, toujours selon un rapport secret l'Agence Nationale de Sécurité Américaine, comme un ministre des Affaires étrangères faisant des "déclarations inexactes" et "inopportunes".

Des communications interceptées par des satellites allemands

Selon Mediapart, les écoutes des communications n'auraient pas été réalisées par des satellites américains, mais par ceux de notre voisin d'outre-Rhin, l'Allemagne. Pour autant l'Etat français n'avance aucune "certitude absolue" sur ce fait.

Il y a quelques mois, la chancelière allemande, Angela Merkel, avait appris avec stupéfaction que sa ligne téléphonique personnelle avait été surveillée par les autorités américaines entre 2002 et 2013. Une enquête sur cet espionnage présumé avait été lancée, mais elle vient d'être classée sans suite par la justice allemande.

Du côté français, France Hollande tiendra ce mercredi matin un Conseil de défense avant le traditionnel Conseil des ministres à l'Elysée. #Etats-Unis