Alors que la réunion sur le djihadisme avait lieu mardi 2 juin à Paris, les partisans de l'Etat islamique à Gaza ont posé un ultimatum au Hamas par le biais d'un communiqué envoyé aux médias ce lundi, selon les informations révélées par le média Times of Israel.

Le contenu fait part de 48 heures accordées au Hamas pour arrêter la répression exercée à l'encontre des partisans de l'EI. Cependant, aucune précision n'indique quelle sera la conséquence si le Hamas ne se plie pas à cette "demande".

En outre, ces partisans revendiquent la responsabilité dans l'attaque par tirs de roquettes perpétrée contre #Israël la semaine passée.

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Le Hamas, lui-même groupuscule terroriste ayant pour vocation la destruction d'Israël, avait entamé un processus de répression à l'encontre des islamistes radicaux après une série de bombardements non revendiqués. Il s'agit donc actuellement d'un contexte de tensions grandissantes entre le Hamas et les radicaux.

D'un côté, le Hamas, qui gouverne la bande de Gaza depuis 2007, considère l'#Etat Islamique ainsi que les autres groupes radicaux de la bande de Gaza comme une menace. De l'autre, les extrémistes reprochent au Hamas d'avoir une position trop souple vis-à-vis d'Israël, et de ne pas parvenir à imposer les lois religieuses.

Pour l'heure, nous ne connaissons pas le nombre précis de partisans de l'Etat islamique présents à Gaza, ni même s'ils ont des liens opérationnels avec le groupuscule djihadiste.

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Un mort dans le camp des radicaux

Hier, mardi 2 juin, les autorités du Hamas ont tué un chef salafiste au sein de la bande de Gaza. Il s'agit du premier mort depuis la montée des tensions entre le Hamas et la percée des islamistes radicaux sur ce territoire.

Youssef al-Hatar, âgé de 27 ans, est décédé lors d'un échange de tirs avec les policiers venus l'arrêter à son domicile. L'homme était connu localement pour être un chef de la mouvance salafiste, et était soupçonné d'activités illégales.

Il se pourrait également que le jeune homme ait été un membre d'un groupe affilié à l'Etat islamique, selon des sources locales.

Sa mort pourrait bien entendu enclencher une nouvelle montée des tensions, déjà présentes à un haut niveau dans la bande de Gaza. #Palestine