Les Mexicains sont allés aux urnes pour élire leurs députés et leurs maires. La journée électorale a été marquée par de nombreuses manifestations dans plusieurs États de la république qui illustrent bien le mécontentement de la population face à la classe politique. Dans certaines villes de nombreux bulletins de vote ont été brûlés en guise de manifestation contre le pouvoir.

Ces événements se sont spécialement concentrés dans le sud du pays où les communautés des États de Oaxaca et Guerrero et le gouvernement sont en conflit avec les professeurs et où les communautés continuent de se battre pour avoir le vérité sur la mort des 43 étudiants d'Ayotzinapa.

Le gouvernement mexicain avait envoyé de lourds effectifs militaires dans ces régions pour éviter les débordements. Ce déploiement de forces n'a pas arrêté la population qui désirait manifester son mécontentement. Les manifestants provenaient de deux groupes principaux: les enseignants qui sont contre la réforme de l'Éducation et ceux qui soutiennent les parents des 43 élèves disparus l'année dernière. Les manifestants ont incendié des autobus et des urnes électorales dans le but de bloquer le bon fonctionnement du processus électoral dans les ville de Tixtla et Huantla de Jimenez entre autres.

Les vainqueurs sont-ils légitimes?

Le gouvernement mené par le président Enrique Peña Nieto a gagné dans plusieurs régions les sièges des députés fédéraux. Il faut se questionner à savoir si moins de 30 % du vote donne une légitimité aux élus. Plusieurs candidats ont profité de la fragmentation du vote de la gauche. Avec un taux de participation extrêmement bas, le PRI, qui est la formation politique ayant récolté le plus de sièges, ne peut pas dire qu'elle parle au nom de tous les Mexicains puisque moins d'un Mexicain sur cinq a voté pour eux. Un mouvement de contestation est en cours au #Mexique. Plusieurs citoyens décident de ne pas voter. Cette situation fausse les données des résultats. Ce mouvement crée des résultats non-représentatifs.

Une réforme électorale, une option à envisager

Le système mexicain permet à plusieurs partis politiques de présenter des candidats. Le vote est très fragmenté. Un député peut se faire élire avec moins de 30% des voix. Cela ne donne pas la légitimité de gouverner. Un deuxième tour de scrutin permettrait aux politiciens d'avoir une réelle légitimité au cours de leur règne. Les citoyens pourraient ainsi choisir véritablement leurs élus. #Élections #Amérique latine