Le gouvernement du Québec mené par le premier ministre Philippe Couillard a été élu avec pour volonté de redresser les finances publiques. Le premier ministre n'a pas peur de l'austérité et maintient la rigueur budgétaire, mais à quel prix? Les parents et les enseignants d'une centaine d'écoles primaires au Québec ont fait des chaînes humaines autour des écoles afin de démontrer au gouvernement que les compressions exercées vont trop loin

Le premier ministre pourrait dire que ces manifestations ne sont que le fruit des enseignants frustrés des coupures, mais les parents étaient aussi présents. Cela démontre que les mères et les pères des jeunes sentent une différence au niveau des services proposés par leur école de quartier, notamment aux jeunes en difficultés, et qu'ils sont inquiets. 

L'austérité économique a ses limites.

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Il est possible de couper dans les services publics, d'optimiser le travail des fonctionnaires, de diminuer certaines dépenses, mais l'éducation est un domaine sacré au Québec. Le premier ministre Philippe Couillard s'avance sur un terrain glissant.

Les parents sont très préoccupés

La porte-parole du mouvement de protestation, Pascale Grignon, a insisté sur le fait que les parents du Québec était inquiets. Leur présence dans les chaînes humaines créées autour des écoles le démontre bien. « Le nombre d'orthopédagogues et d'éducateurs spécialisés sera réduit l'année prochaine, le nombre d'élèves par enseignant sera augmenté, il est faux de dire que cela n'affectera pas les services donnés aux familles », explique-t-elle.

C'est un fait. Les professeurs des jeunes enfants ont plus d'élèves dans leur classe.

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Ils ont moins de temps à consacrer à chaque enfant. Il est donc difficile de s'assurer d'un suivi efficace. « Nous avons coupé le gras dans le système de l'éducation. Les coupures projetées par le gouvernement s'attaquent aux os et à la chaire du système. Il faut arrêter », a mentionné la responsable de la mobilisation.

Le ministre de l'Éducation du Québec fait la sourde oreille expliquant que le système est en mesure d'absorber les nouvelles compressions budgétaires exigées. #Ecole #Canada