Tremblement de terre en #Roumanie. Victor Ponta va devoir quitter son poste de Premier ministre qu'il occupe de 2012, sous le coups de graves poursuites contre lui.

Soupçonné depuis plusieurs jours par la DNA (l'agence anti-corruption roumaine), il vient d'être officiellement inculpé ce vendredi matin d'usage de faux, évasion fiscale, blanchiment d'argent et corruption. Il aurait avoué les faits après avoir été questionné ce matin alors qu'il ne devait être entendu qu'en qualité de témoin sur une enquête visant un de ses proches, un certain Dan Sova.

C'est justement ce Dan Sova qui aura fait tomber l'homme fort du pays.

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Victor Ponta aurait nommé son ami en tant que ministre des Transports contre, comme le révèle le journal Adevarul, une forte somme d'argent et des avantages en nature.

Mais ce n'est pas le seul fait qui est reproché à l'homme politique, qui a gravi les échelons de la politique roumaine depuis sa présidence du parti social-démocrate à homme déchu lors des dernières élections présidentielles face à son rival Klaus Iohannis. Il aurait blanchi des sommes d'argent alors qu'il était encore avocat.

Une démission demandée par le chef d'Etat

Face au scandale qui s'apprête à éclater en Roumanie, le Président actuel Klaus Iohannis n'a pas eu d'autres choix que de demander la démission de son premier Ministre ce vendredi matin. "Pour moi, il est impossible que le premier Ministre de la Roumanie soit accusé de tels actes criminels. Je demande donc la démission du Premier ministre Victor Ponta", a-t-il annoncé peut avant midi par voie de communiqué de presse.

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Mais loin d'accepter la décision de la justice et du Président, Victor Ponta semble rester sur ses positions et accuse, à son tour, la DNA de s'immiscer dans des affaires politiques. Il se refuse pour l'heure à toute démission, mais le parlement roumain a déjà prévu de se réunir cet après-midi pour voter son départ du gouvernement.

La Roumanie, tout comme sa voisine la Bulgarie, est dans le viseur de Bruxelles depuis de nombreuses années pour la corruption qui est devenue une sorte de sport politique pratiqué par tous. Mais il s'agit ici de la première fois qu'un homme occupant la place de Premier ministre se voit accusé de la sorte, d'autant plus lorsque celui-ci a débuté sa carrière politique à la tête du département anti-corruption du gouvernement...