Le vénérable politologue Américain et ancien conseiller de la sécurité nationale du président Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski, aurait une solution pour sortir de la crise Ukrainienne qui secoue l'Europe, depuis plus d'un an. Analyse.

Des armes à l'Ukraine, oui....

Dans une interview donnée au magazine allemand Spiegel Online, Brzezinski aurait annoncé "Il serait judicieux de livrer des armes défensives à l'#Ukraine afin qu'elle puisse protéger ses grandes villes. Je pense notamment aux mortiers et aux armes antichars. L'Ukraine doit pouvoir choisir librement son identité politique. Dans le même temps, il faut assurer à la #Russie que l'Ukraine ne sera pas admise dans L'OTAN. Telle est la formule pour régler le conflit".

L'expert américain en géopolitique et notamment auteur du Grand Echiquier qui avait théorisé des lors que la Russie ne peut redevenir un empire sans l'Ukraine a proposé deux solutions pour cette sortie de crise. Tout d'abord il faudrait que les pays occidentaux acceptent d'envoyer des armes à l'armée Ukrainienne afin de que cette dernière puisse défendre les grandes villes Ukrainiennes et surtout dans le même temps contenir l'avancée des rebelles du Donbass.

Même si cette idée est dans la tête de nombreux diplomates occidentaux, certains états de l'OTAN sont contre la fourniture d'arme à Kiev, dont l'Allemagne, la France, le Danemark ou l'Italie. Même le petit état Balte, de Lituanie, par la voix de son premier ministre, Algirdas Butkevičius, pense que "cette question doit être examinée lors d'une réunion du Conseil des affaires de l'Etat concernant la défense. Pour l'instant, [il n'a] pas entendu parler de l'organisation d'une telle réunion. Aucun dirigeant du gouvernement ne peut prendre cette décision sans consultation". Cette sortie du premier ministre lituanien vient un jour après que l'ambassadeur de Lituanie en Ukraine ne confirme que Vilnius serait prêt à être le premier état à envoyer des armes de guerre à l'Ukraine afin de contrer la Russie.

... mais non à l'Ukraine dans l'OTAN

Et dans un second temps, il faut assurer à Moscou que l'Ukraine ne devienne jamais un membre de l'Alliance Atlantique. Une majorité de la population russe et de généraux voient toujours l'OTAN comme étant leur ennemi héréditaire et ce même si la Guerre Froide est finie. Donc une zone tampon (Belarus, Ukraine, Moldavie) parait nécessaire pour assurer une quelconque sécurité en Europe de l'Est. Zbigniew Brzezinski, étant d'origine polonaise et expert en géopolitique de l'Europe de l'Est, connait plus que quiconque la mentalité slave et la dangerosité de la Russie lorsqu'elle se sent en danger.

De plus depuis la fin de la Guerre Froide, les américains avaient promis à Moscou que l'Alliance Atlantique ne dépasserait pas la frontière Est Allemande. En 1999 et 2004, l'OTAN a intégré les pays d'Europe Centrale et du Nord Est, cet élargissement avait été pris non sans mal par la Russie. Mais l'année 2008 a marqué un tournant dans les relations Russo-Otanienne. Durant le sommet de Bucarest, les #Etats-Unis avaient pour volonté d'intégrer l'Ukraine et la Géorgie dans l'alliance et donc se rapprocher de plus en plus de la frontière occidentale Russe. Mais les allemands suivies des français avaient refusé cet élargissement afin de ne pas titiller l'ours russe.