Le triomphe de Hollande à Bruxelles.

Hollande triomphe à Bruxelles car, sans varier de position, il a réussi à convaincre la chancelière Merkel à s’aligner sur sa position pour trouver une solution européenne au problème grec. La démocratie grecque a donné un mandat clair à Tsipras: négocier contre l’austérité et permettre aux Grecs de retrouver le chemin de la croissance. Ce vote n’a pas fait plaisir aux technocrates de la zone euro et de l’Union européenne qui estime avec le Fonds monétaire international que la #Grèce a dépensé plus qu’elle ne gagnait. Les technocrates européens ont pointé la non-imposition de l’Eglise orthodoxe, la faible imposition des armateurs et l’existence d’une économie parallèle en Grèce qui n’a pas permis à la Grèce d’être un Etat normal.

L’accord négocié à Bruxelles n’est pas à l’avantage de la Grèce qui a besoin de 12 milliards d’euros immédiatement afin de faire face à ses échéances, dont le remboursement d’un prêt de 3 milliards au Fonds monétaire international (échéance 20 juillet). Les Grecs restent divisés sur l’accord car ils estiment que les mesures exigées à la Grèce sont trop lourdes et que son économie est trop atone pour lui permettre des marges de manœuvre suffisante. Le peuple allemand voulait la sortie de la Grèce de la Zone Euro au nom du respect des traités, Hollande a négocié finement le maintien de la Grèce dans la Zone Euro. Il a réussi à rehaussé sa stature présidentielle, mais tout reste à faire car la Grèce doit faire ses preuves.

Les hésitations des Républicains et Centristes sur la solution grecque.

Avant d’obtenir l’accord avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international, Tsipras a dû batailler fermement, aidé en cela par #François Hollande qui a réussi à trouver un équilibre entre la solidarité et la responsabilité que revendique l’Union européenne. En France, la Droite représentée par Nicolas Sarkozy et les Républicains a adopté une posture variable, allant dans un premier temps à l’exclusion de la Grèce de la zone Euro, à l’obligation pour le Président Hollande de travailler en concertation avec Madame Merkel dans un second temps. C’est une position de semi-échec pour l’ancien Président Sarkozy qui n’a pas évalué à sa juste mesure la question grecque.

Cet accord historique pour François Hollande montre néanmoins la capacité de l’homme dans la maîtrise des dossiers extérieurs, c’est vrai pour l’intervention Serval au Mali, c’est encore vrai pour la constitution de la Force Barkhane au Tchad afin de lutter contre Boko Haram. Hollande reste une énigme pour ses compatriotes français. Conspué à l’intérieur Hollande marque des points sur le plan extérieur, quoiqu’en disent les Républicains, les Centristes, l’extrême-Gauche et le Front national. Je n’appartiens pas au Parti socialiste et encore moins au Centre, à l’extrême-Gauche et au Front national, mais néanmoins je reste sur l’analyse politico-économique équitable, ce qui n’a pas l’heur d’exister dans notre beau pays la France.

Les travaux d’Hercule de Tsipras

Tsipras devra augmenter la TVA, accélérer les privatisations, améliorer l’organisation de l’Etat et faire des réformes sur le marché du travail. Ce sont des mesures difficiles que la population grecque refuse. Tsipras devra soumettre un projet crédible à son propre parlement avant que sa situation financière soit étudiée par les Ministres des finances de l’Euro groupe. On demande à la Grèce de donner en garantie toutes ses sociétés publiques dans un fonds de l’ordre de 50 milliards. Selon les estimations actuelles, la valeur des actifs grecs n’est que de 17 milliards.

La zone euro a mis en place un plan de sauvetage pour le court terme et non un plan à long terme pour la croissance et le développement économique. C’est à ce prix que le peuple grec retrouvera sa dignité démocratique.