Le 2e mandat de Obama se termine mieux que le premier. On a tout dit de Obama, qu’il était mou, sans prise de décision réelle. Il vient de démontrer à la face du monde qu’il était capable de mener à bon port une série de dossiers très brûlants pour les Etats Unis et le reste du monde. Il a promis et réalisé: retrait des troupes américaines d’Irak, accord historique avec Cuba et retour de l’Iran sur la scène internationale grâce à l’accord sur le nucléaire civil.

 

La prise de décision salutaire de Obama contre l’industrie du charbon responsable d’une partie de la pollution

 

En décidant de s’attaquer à l’industrie du Charbon et en imposant aux centrales électriques une baisse globale  de 32% de leurs émissions de carbone, le Président Obama opte pour une énergie propre et fixe des objectifs à l’horizon 2030 pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre liées à la production d’électricité. Avant la conférence sur le climat à Paris novembre-décembre 2015, Obama montre la voie et envoie un signal très fort aux différents lobbies de l’industrie du charbon qui, depuis les années 1950 sous le Président Eisenhower, utilise le charbon pour produire l’électricité. Or, selon l’EPA (Environmental Protection Agency) les centrales électriques à charbon sont la source de pollution par le carbone qui accélère le changement climatique. D’après la même agence, la production d’électricité aux Etats Unis est responsable de 37% des émissions de dioxine de carbone du pays contre 31% pour les transports et 15% pour l’industrie. Certains commentateurs font remarquer que le plan Obama s’attaque aux centrales électriques à charbon et laisse de côté l’activité économique liée au transport et à l’industrie en général qui sont aussi responsables de la pollution et de la hausse des températures.

 

Obama et la nécessité d'agir après les débats sur la pollution

 

Le débat est ouvert et il ne manquera pas de rebondir à Paris, mais on peut imaginer que Obama a en partie gagné malgré l’aversion du Congrès à majorité républicaine et l’opposition radicale des lobbies du charbon qui vont se battre pour que le charbon qui a longtemps dominé la production d’énergie aux Etats Unis continue de le faire. Obama estime que si le charbon est la première source d’énergie dans une vingtaine d’Etats aux Etats Unis, il faut continuer à œuvrer pour la baisse de la part du charbon dans le mixte énergétique américain et favoriser ainsi d’autres ressources énergétiques alternatives comme l’éolien, le solaire ou la biomasse. Obama est assez réticent vis-à-vis du recours au gaz de schiste car il estime que celui-ci n’est pas la solution pour la transition énergétique. Le plan Obama introduit une nouvelle culture aux Etats Unis en obligeant les industriels à réfléchir sur un nouveau modèle économique concernant la production de l’électricité.

 

Quelle marge de manœuvre l’EPA a-t-elle vis-à-vis des différents lobbies ?

 

Une question reste fondamentale : Obama et l’Etat fédéral peuvent-ils imposer ce plan aux Etats Unis ? La Maison blanche l’affirme en s’appuyant sur une décision de la Cour Suprême datant de 2007. En donnant tort à l’administration Bush, la Cour avait jugé que les gaz à effet de serre étaient des polluants, donc le plan de Obama est applicable grâce à l’EPA qui a autorité pour réguler les émissions de gaz à effet de serre en vertu du Clean Air Act de 1963. Cette posture décisionnelle de l’EPA n’a pas l’heur de plaire aux nombreux détracteurs du plan Obama. Certaines régions productrices de charbon sont vent debout contre le plan Obama et le Sénateur Mc Connell, élu du Kentucky et chef de la majorité républicaine au Sénat, a demandé à tous les gouverneurs américains de s'opposer au plan Obama.

 

 

http://fr.blastingnews.com/international/2015/06/dernieres-nouvelles-du-programme-des-nations-unies-pour-le-developpement-pnud-00435265.html

http://fr.blastingnews.com/environnement/2015/05/protection-des-abeilles-le-plan-de-barack-obama-00405551.html #Barack Obama #Etats-Unis #Ecologie