Des informations qui apparaissent gênantes, en échange de 2 millions d'euros : pour l'abandon d'un projet d'édition.

Deux journalistes Hexagonaux ont été placés en examen, à Paris, pour chantage et tentative de détournement de fonds, à l'encontre du roi du Maroc. 

Un livre en préparation, sur la vie de Mohammed VI, dont les auteurs Eric Laurent et Catherine Graciet prévoyaient la sortie. Une publication programmée pour le début de l'année 2016, aux "Editions du Seuil", qui voit les deux journalistes au centre d'une affaire de chantage avec extorsion de fonds.

Dans la nuit de vendredi, les deux français ont été mis en examen, confirmait une source judiciaire, à l'AFP.

Sous contrôle judiciaire, ils ont pu rester libres. Un arrêté leur a interdit d'échanger, entre eux des informations, ou d'entrer en contact avec d'autres intéressés au dossier. 

Une affaire qui prend forme dans une atmosphère de réconciliation, après un an de divergence entre la France et le Royaume chérifien. Pour cause, une enquête française qui voyait des dénonciations de tortures, envers le chef au contre-espionnage. 

Interpellé à Paris, ce jeudi, lors d'une sortie à un rendez-vous qui fixait l'accord de la transaction, les deux journalistes ont été mis en garde à vue. Une rencontre qui leur permettait de conclure, avec un représentant du Maroc, une remise avec acceptation d'une somme d'argent, selon une source rapprochée, de l'AFP.

Des échanges réciproques qui ont été reconnus par Me Eric Moutet, Acocat de Catherine Graciet, comme un "deal financier". Tout cela dans un contexte très confus, se manifeste la volonté évidente du royaume marocain, de vouloir solder des comptes à l'égard de Catherine Graciet.

Parallèlement un nouveau livre, qui porte sur l'entourage royal, est en cours de préparation, à l'instant où s'opère ce #deal financier. En référence aux estimations de l'avocat, ce vendredi soir.

Il a entre autre, fait mention du piège qui aurait trompé sa cliente, une affaire qui a commencé le 23 juillet, lorsque Eric Laurent entrait en contact pour la première fois, avec le cabinet royal marocain. L'occasion d'annoncer que son livre est en cours de préparation, selon Me Eric Dupond-Moretti, l'avocat au Maroc. 

A Paris, une rencontre initiale aurait été programmée avec un représentant marocain. Un rendez-vous qui aurait révélé la volonté d'Eric Laurent de percevoir une somme de 3 millions d'euros, en ces termes : "la somme payée et je n'édite pas mon livre, que je prépare avec ma collègue Catherine Graciet", en référence à l'avocat.

Le journaliste, à 68 ans, est déjà connu au Maroc. Une publication de 1993, sur son entretien avec Hassan II, le dernier monarque marocain, lui donne un droit de diffusion.

Il publie, en début 2012, avec Catherine Graciet, un livre dénonciateur envers Mohammed VI, qu'il surnomme "le roi prédateur". Le jour de la publication des feuilles dans une édition du quotidien EI Pais (Espagne), le journal recevait une interdiction au Maroc. 

Des dénouements qui ont conduit le Maroc à porter plainte. De sorte que ce mercredi, une enquête dirigée par le parquet a été ouverte. Une information judiciaire qui requiert une tentative de chantage, avec une tentative d'extorsion de fonds. #Gouvernement #Justice #Journalisme