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Pouvoir observer le drapeau des États-Unis flotter dans le ciel de la Havane est un plaisir pour les yeux et un baume pour le cœur, plus de 54 ans se sont écoulés avant ce moment magique. John Kerry, le secrétaire d'état du gouvernement d'Obama, a présidé la cérémonie.

Trois jeunes Marines ont reçus solennellement le drapeau américain des mains des trois vétérans, Larry Morris, Mike East et Jim Tracey, qui en 1961 avait inondé l'ambassade, ceci fait, la cérémonie continua avec le hissage du drapeau américain.

Un petit discours de John Kerry a suivit , dans son exposé, il a affirmé qu'une « véritable démocratie » est la meilleure option pour le peuple cubain et ainsi pouvoir « choisir librement ses dirigeants », tout en reconnaissant que ce sont les cubains qui doivent décider de leur futur et non décider selon des pressions étrangères.

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Monsieur Kerry a aussi fait remarquer que les politiques appliquées par les États-Unis envers Cuba avait totalement échouées. Ses conclusions finales ont été claires, imaginer que cette ouverture et une certaine normalisation des relations entre les deux pays impliqueront une transformation de la vie politique et sociale des cubains n'est en aucun cas réaliste.

La dissidence cubaine n'est pas présente

Toutefois, le gouvernement des USA n'a pas invité à l'acte de l'inauguration la dissidence cubaine, ceux qui se sont battus pour la liberté et la démocratie depuis des années, beaucoup ont été incarcérés, d'autre y ont laissé leur vie ou ont du quitter familles et amis pour un autre pays. la démocratie pendant des décennies,. Ils ont été relégués et seulement après avoir insisté, Kerry se réunira avec eux mais lors de réunions non-officielles.

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Bien que John Kerry ait indiqué que son pays continuera a faire pression auprès du régime castriste pour que ce dernier satisfasse les obligations en matière de droit humains selon les accords interaméricains et les appels de l'ONU, mais cela semble assez utopique et bien plus près du remplissage de discours que de la réalité, un bon point aurait été que les principaux dissidents aient été invités officiellement par le gouvernement démocrate des Etats-Unis.

 

Si nous laissons de coté, la présence ou non des anti castristes, pouvons-nous réellement pensé que la vie du citoyen lambda cubain va changer ?Car n'oublions pas que le Président Obama ne peut pas lever l'embargo, un complexe cadre réglementaire. Pour supprimer une partie des sanctions économiques, il requiert l'approbation du Congrès et au vu des opposants à cette ouverture aussi bien du coté démocrate que républicain, cela semble improbable. Cependant, il dispose d'un certaine liberté pour rabaisser la tension avec le régime cubain, et celle-ci est la voie qu'il va suivre avec le président Castro.

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Parmi les nouveautés, il y a beaucoup de dispositions permettant aux américains de voyager plus facilement et librement à Cuba, de pouvoir exporter certains produits vers les États-Unis, mais qu'en est-il des propres cubains? Les exportations seront principalement de produits d'entreprises publiques, il est bien trop tôt pour crier victoire, la liberté à Cuba a encore un long chemin à faire avant de pouvoir s'y installer.

De leur coté, l'opposition cubaine en Floride, puissante et dynamique collectivité est totalement abattue, pour ces cubains qui ont fuit l'île, c'est une défaite et une victore des frères Castro et ces exilés n'espèrent pas grand-chose de cette nouvelle amitié.

Un autre point important dans cet historique fait politique, que pense Vladimir Poutine de tout cela? Se sent-il trahi?

Dans tous les cas, c'est une histoire à suivre….

http://fr.blastingnews.com/international/2015/07/signification-politique-du-voyage-de-obama-au-kenya-et-en-ethiopie-00487415.html

http://fr.blastingnews.com/international/2015/08/avant-la-cop-21-sur-le-climat-a-paris-obama-s-attaque-a-l-industrie-du-charbon-00503277.html #Barack Obama