Pourquoi l’Europe se trouve-t-elle dans la situation actuelle ?

 

Tous les jours, qu’il pleuve ou qu’il fasse chaud, des migrants envahissent l’Europe. Ils arrivent par bateaux, dans des canots de survie, en train ou à pied car en Europe ils espèrent trouver un espace de vie alors que dans leurs propres pays ils se sentent ostracisés. Ils fuient leurs pays car ils estiment ne plus y avoir leur place. Au Moyen-Orient (Syrie, Irak, Yémen, …), en #Afrique (Somalie, Mali, Libye, Nigéria, Côte d’Ivoire, …) les différents régimes en place sont contestés au nom de l’alternance voulue par l’Europe qui établit un lien entre démocratie et développement sans s’interroger au fond sur ce que représente le concept de démocratie dans ces pays et la relation entre démocratie et culture.

L’Europe a toujours voulu transférer son modèle économique et de pensée au reste du monde sans tenir compte des cultures et des structures sociétales des pays. Kadhafi en Libye rendait des services à l’Occident en empêchant l’arrivée massive des populations africaines vers le continent européen. Américains et Européens ont décidé le changement de régime en Libye. Le résultat est patent : Kadhafi est mort, l’Occident exulte mais il n’y a toujours pas de démocratie en Libye. La Libye est devenue un non-Etat, un Eldorado pétrolier contrôlé par des milices ethniques qui, quelques fois, quand ils ont du temps, s’occupent aussi de faire passer des migrants en Occident. Jusqu’à quand l’Europe souhaite-elle imposer son mode de pensée aux pays du tiers-monde et surtout africains ? Coopération ne signifie pas domination.

 

 

La contribution de certains dirigeants africains, comme le Président Sassou du Congo, est indispensable.

 

La Grèce, l’Italie ont tiré la sonnette, on les a laissés un moment tous seuls. Les dirigeants africains sont aux abonnés absents, même s’il faut saluer le commencement d’initiative du Président du Congo, Denis Sassou Nguesso, qui, sur Europe 1, avec Elkabbach, a dit que l’Afrique devait prendre toute sa part pour contenir ce mouvement d’#Immigration. On a envie de dire : chiche Monsieur le Président Sassou, vous qui, depuis de nombreuses années, apportez la paix par votre action dans les différentes médiations en Afrique, prenez une initiative qui consisterait à réunir vos pairs de l’Union africaine en essayant de coupler deux problèmes qui sont importants, les migrations venant d’Afrique et la COP 21 sur le climat. Vous avez là Monsieur le Président la possibilité d’une initiative extraordinaire qui doit permettre à l’Afrique de réfléchir sur la façon de sécuriser les populations grâce à une stabilité collective des pays africains.

Les dirigeants africains ont leur mot à dire mais l’Europe ne les écoute pas et fait comme s’ils n’existaient pas. L’Europe seule ne peut résoudre ce problème. L’interventionnisme politique dans les différents pays africains pour décider s’il faut changer les régimes politiques, entraine les conséquences que les populations qui migrent et les populations européennes qui les reçoivent, subissent. Pour les pays africains, la réponse aux migrations peut passer par l’initiative de certains chefs d’Etat. Denis Sassou Nguesso du Congo en est un, par sa longévité politique et sa compréhension des problèmes du continent. Le Président du Congo peut être à l’initiative d’une conférence au sein de l’Union africaine pour que les Africains apprennent à comprendre que les problèmes africains doivent être résolus par les Africains eux-mêmes. Ce traitement par les Africains eux-mêmes n’interdit pas une large coopération avec le reste du monde.

 

http://fr.blastingnews.com/international/2015/04/sassou-n-guesso-et-la-question-de-l-immigration-en-mediterranee-00360759.html

http://fr.blastingnews.com/international/2015/04/le-drame-des-migrants-l-europe-face-a-ses-responsabilites-00358849.html #Union Européenne