Et si à terme l’#Inde dépassait la Chine ?

 

Dès son arrivée au pouvoir en mai 2014, le premier ministre indien Narendra MODI a promis à ses compatriotes que l’Inde dépasserait son grand rival chinois en devenant « l’usine du monde ». Son but est ,en effet, de faire de l’Inde la première puissance mondiale.

 

Quels sont ses atouts ?

  • - La démographie tout d’abord. En 2050, l’Inde sera le pays le plus peuplé du monde avec 1,64 milliard d’habitants.
  • - La croissance ensuite, le produit intérieur brut devrait croître d’environ 7,5 % à partir de 2015. Pourquoi ? Cela s’explique par des causes psychologiques : les milieux d’affaire sont soulagés d’être débarassés du Parti du Congrès dont la gestion était très interventionniste. La baisse du prix du pétrole a elle aussi joué un grand rôle.
  • - Le manque de ressources naturelles, qui apparaît comme un paradoxe mais qui s’explique, ainsi que l’indique l’économiste Ricardo Hausmann ( Harvard ) par le fait que le pays doit se montrer créatif, astucieux et malin ainsi que l’ont fait la Corée du sud ou le Japon.
  • - L’émergence d’une classe moyenne qui va consommer.

 

Comment MODI va-t-il s’y prendre pour réformer et moderniser son pays en 10 ans ?

 

Il veut en effet :

  • - Lutter contre la corruption tout de suite,
  • - Eradiquer la tuberculose d’ici 2020,
  • - Construire 30 kms de route chaque jour d’ici 2017,
  • - Bâtir un système de sécurité sociale pour tous,
  • - Equiper le pays de 100 millions de toilettes dès 2019,
  • - Créer 100 millions d’emplois dans l’industrie,
  • - Relier tous les foyers à l’électricité dès 2022.

 

Vaste programme car tout est démesuré dans ce pays, mais les réformes ont déjà commencé :

  • - 75 millions de foyers indiens ont pu ouvrir un compte en banque,
  • - Une TVA harmonisée a été mise en place dans les 29 états du pays,
  • - La privatisation de certains hôtels et des mines.

Et ce n’est qu’un début.

 

Pour attirer les investissements étrangers, il a augmenté la part qu’ils peuvent détenir dans le capital des sociétés indiennes passant celle-ci de 26 % à 49 %. Il joue aussi au VRP de luxe : 18 visites officielles pendant sa première année à la tête de pays. A chaque fois il incite les grands groupes à investir dans les zones économiques spéciales ( smart cities ) car il compte développer l’industrie pour la faire passer de 18 % à 25 % du PIB en 10 ans.

L’atout majeur est que l’Inde est une démocratie, pour les pays occidentaux c’est pain béni ! Pas de risques de voir l’opinion publique protester si l’on commerce avec elle.

 

Cela dit, il faut réduire les inégalités et surtout développer le système éducatif ; en effet si le sud et l’ouest du pays de confession hindouiste sont prospères, le nord à majorité musulmane est misérable. La route sera longue mais pour réussir l’Inde se doit de dépasser les problèmes de tout ordre y compris religieux, elle doit rester unie si elle veut offrir à ses bientôt 1,64 milliard d’âmes un avenir radieux.

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