Les pays africains risquent de rester en marge des conclusions de la conférence de Paris

 

Les conclusions de la COP21 sont quasiment connues. Avec l’engagement ferme et définitif de Obama et malgré les atermoiements de l’Inde et de la Chine qui comptent prendre des décisions en matière de réchauffement climatique en 2030 et en 2050, les pays africains risquent d’être les dindons de la farce internationale alors que ce sont eux qui polluent le moins et que, paradoxalement, c’est sur ces pays là que la plupart des conséquences négatives interviennent. Il est vrai que le réchauffement climatique de la planète, la fonte de la calotte glaciaire et la montée des eaux marines peuvent causer des dommages directs dans les pays en développement dans les domaines de l’agriculture ou de l’exploitation des sols.

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Les Africains parleront-ils d’une même voix, celle de l’Union africaine, ou bien iront-ils à cette conférence en rangs dispersés, les pays sahélo sahariens défendant leurs intérêts et ceux du bassin du Congo défendant les leurs ?

 

Avant la conférence de Paris, plusieurs conférences ont eu lieu, comme celle des grandes consciences à Paris dans le domaine climatique ou celle relative aux prolégomènes sur le financement lié au changement climatique. Dans ces conférences préparatoires les pays africains n’ont pas eu droit au chapitre, même si Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président Hollande, parcourt le monde entier pour porter la bonne nouvelle. Ségolène Royal, Ministre française de l’environnement, parcourt l’#Afrique pour persuader les Africains qu’il est dans leurs intérêts de participer à cette conférence de Paris pour y trouver des solutions nouvelles en matière de développement.

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Si l’enjeu de la conférence de Paris est de taille car il s’agit d’aboutir à un accord universel contraignant qui doit permettre de lutter contre le dérèglement climatique et d’accélérer la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres en carbone, on doit constater que les pays africains seront plus sujets qu’acteurs de la nouvelle économie qui se met en place.

 

Les pays africains doivent construire une stratégie de défense adaptée à leurs besoins

 

La mise en place des mixtes énergétiques et des nouveaux bouquets dans ce domaine vont entrainer la création de nouveaux modèles économiques et de nouvelles productions en matière d’électricité, ce qui suppose la valorisation de nouveaux équipements. Dans la production de l’électricité grâce au solaire, à l’éolien ou à la biomasse, les pays africains vont rester demandeurs et non acteurs. Le fonds vert (100 milliards de dollars par an, conférence sur le #Climat à Copenhague en 2009) devait permettre d’aider par des financements adéquats  les pays en voie de développement pour lutter contre le dérèglement climatique tout en favorisant un développement durable et juste or on peut constater que ces financements tardent à venir et, comme d’habitude, les pays africains doivent toute honte bue et naïveté croissante, se contenter des belles promesses de l’Occident.

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Ils devraient réfléchir à un proverbe bien occidental : dans toute activité politique, économique ou sociale, les paroles n’engagent que ceux qui les reçoivent.

 

http://fr.blastingnews.com/international/2015/08/avant-la-cop-21-sur-le-climat-a-paris-obama-s-attaque-a-l-industrie-du-charbon-00503277.html

http://fr.blastingnews.com/international/2015/06/au-menu-du-sommet-du-g7-conflit-ukrainien-climat-terrorisme-crise-grecque-00430435.html #Paris économie