L’accélération des migrations des populations venant de Syrie, de Turquie, d’Irak et du Yémen, les échecs des bombardements de l’Etat islamique par la coalition internationale et la volonté de Bachar de rester au pouvoir nous offrent une belle carte d’analyse différentielle de la géopolitique au Moyen-Orient et des comportements des Etats qui l’influencent.

 

Poutine met en place une stratégie de médiation politique au Moyen-Orient

 

Le Président Hollande veut reprendre l’initiative qu’il avait perdue tout au début du conflit quand il avait demandé le départ de Bachar (Syrie). L’émergence de #Daesh (financé par certains Etats sunnites pétroliers et gaziers du Proche-Orient) modifie les cartes au Moyen-Orient et donne une opportunité au Président Hollande de reprendre la main : il faut bombarder les localités occupées par Daesh en Syrie.

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A l’inverse de Hollande, Poutine met en place une politique alternative à l’Occident et se pose en régulateur du conflit au Moyen-Orient. A la différence de la France, des Etats Unis et de l’Union européenne qui s’appuient sur les rebelles et les différents comités de coordination et de contestation, Poutine dépasse cette façon de faire et accepte maintenant que Assad fasse partie du jeu,  mais sans avoir un rôle politique accru en cas de sortie de crise. Le Ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, est très actif en ce moment pour vendre la politique de Poutine aux différents belligérants (Etats, comités de coordination, rebelles, hiérarchies militaires) au Moyen-Orient. Poutine ne souhaite pas une désintégration de l’Etat syrien et il met en œuvre toute sa finesse politique pour que les principaux protagonistes du conflit se mettent autour de la table.

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Il a rencontré le Président égyptien Al Sissi, il œuvre pour la reprise du dialogue entre Syriens et Saoudiens et il essaie de convaincre dans le même temps Bachar Al Assad d’une sortie honorable en cas de résolution de la crise.

 

Evaluation de l’initiative diplomatique de Poutine au Moyen-Orient

 

Cette option diplomatique de Poutine est bien accueillie par l’opposition syrienne. La coalition occidentale ne voit pas d’un bon œil cette initiative « poutinienne » qui vise à installer un autre processus de sortie de crise que celui de Genève. Le Président Hollande souhaite bombarder l’Etat Daesh, on en saura un peu plus lors de sa conférence de presse du lundi 7 septembre à l’Elysée. Si l’hypothèse est avérée, plusieurs questions restent en suspend. Ce bombardement s’accompagne-t-il d’une logistique terrestre ?  La France, membre de l’OTAN, a-t-elle reçue le feu vert de Obama ? Dans tous les cas, les Russes, les Iraniens, les Occidentaux et les Chinois, qui eux préfèrent la diplomatie économique, sont obligés de s’entendre pour combattre l’Etat Islamique.

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 Pour la #Russie, il s’agit d’endiguer le départ de djihadistes depuis les Etats du Tadjikistan ou de l’Ouzbékistan qui augmentent les cohortes de miliciens en direction de Daesh. Dans cette négociation que se prépare (si elle doit être), les Russes pensent que Assad, tout en étant un acteur important, doit mettre beaucoup d’eau dans son vin. Pour la Russie et la Chine, la Syrie ne doit pas s’effondrer pour des raisons géopolitiques, mais surtout économiques et commerciales.

 

http://fr.blastingnews.com/international/2015/08/immigration-la-solution-est-africaine-mondiale-et-non-simplement-europeenne-00538373.html

 

http://fr.blastingnews.com/international/2015/08/la-vente-des-missiles-russes-anti-aeriens-a-l-iran-00528573.html

 

  #François Hollande