Merkel a commis une bourde selon les responsables des pays européens. On ne l’accuse pas de manière directe mais on le fait en silence. Au nom de l’émotion, elle a ouvert les portes de l’Allemagne aux migrants syriens et irakiens. Merkel, superstar de l’humanité, est devenue la personne par laquelle les migrations vont devenir le problème de l’Europe de demain. Les partis nationalistes en Europe de l’Est  (Hongrie et ailleurs) sont contents. C’est du pain béni car ils vont faire de l’#Immigration non coordonnée en Europe leur cheval de bataille pour les prochaines élections. C’est vrai en France car Marine Le Pen estime qu’elle est en position favorable pour ramasser la mise grâce à cette ouverture inacceptable des migrants au nom d’un humanisme échevelé et incohérent pour les partis d’extrême-droite d’Europe.

 

En Hongrie, Orban estime que la terre hongroise est chrétienne et qu’elle ne peut accepter les musulmans. Que fait l’#Union Européenne pour dénoncer la position de Monsieur Orban et lui rappeler les valeurs universelle de paix, de partage et de réception de l’autre sur lesquelles est construite l’Europe des Lumières ? Merkel a commis une erreur politique qu’il faut expliquer. Avec la shoah, l’Allemagne avait beaucoup à se faire pardonner au nom de l’humanisme. Elle a fait un choix contraire à la France, donneuse de leçons des Droits de l’Homme à la terre entière, en recevant les migrants du Moyen-Orient. Elle n’a pas mesuré l’ampleur de sa décision, ce qui l’oblige aujourd’hui à poser la question de l’existence de Schengen, espace de mobilité des européens membres de l’Union européenne, alors qu’aujourd’hui cet espace est rempli de migrants.  Elle a remis le contrôle aux frontières pour sauvegarder l’existence de la cohabitation entre le peuple allemand et les réfugiés. La France pendant ce temps se contente de produire des textes qui visent à instaurer des mécanismes de réception des migrants, sans être réellement active car elle a obtenu de recevoir pendant deux ans 24 000 réfugiés et que, sous la contrainte des faits, elle est obligée de faire plus.

 

Il n’est pas inutile de rappeler aux Occidentaux que si nous en sommes là, c’est parce que l’Occident en partant d’un modèle esclavagiste, colonialiste et néocolonialiste veut dicter un modèle d’organisation sociopolitique au reste du monde. L’Occident a peur de l’Asie, surtout de la Chine, elle est incapable de dénoncer les exactions des dirigeants coréens et autres dirigeants du sud-est asiatique soutenus pas la Chine. En revanche, elle est prompte à le faire en Afrique, surtout dans l’#Afrique francophone, et au Moyen-Orient, car elle sait que dans ces deux continents elle trouve toujours des supplétifs prêts à remplacer des régimes politiques en accord avec eux et qui, à un moment donné, au nom de la real politique, n’ont pas voulu respecter les ordres venus des Etats Unis et de l’Europe. Il s’agit  de Kadhafi en Libye, de Saddam Hussein en Irak et aujourd’hui de Bachar Al Assad. Les Occidentaux comme d’habitude et depuis la nuit des temps, ont trouvé, dans les oppositions réelles ou fictives, des personnes qui se considèrent comme opposants mais qui représentent surtout les intérêts des Occidentaux. Ces opposants, souvent sans programme politique, sans projet pour leur pays en matière d’alternance, sont prêts à servir l’Occident qui souhaite évincer les principaux dirigeants en place. C’est vrai pour l’Afrique francophone qui en 2016 va être confrontée à des élections présidentielles et on sait que la plupart des responsables politiques africains  (surtout francophones) en exercice ne sont pas aimés par l’Occident et par la France qui souhaitent qu’ils quittent le pouvoir pour mieux dominer et orienter leurs supplétifs. On sait ce qu’il advient après ce type de déstabilisation des régimes politiques : migrations, insécurité et guerres civiles. Après les migrations politiques, le monde doit s’attendre aux migrations climatiques d’ici une dizaine d’années.