Non. Pas mal, pas mal du tout dit la chanson.

Bien sûr que non. Le mal c'est Bachar al-Assad. Le mal c'est Kadhafi. Le mal c'est Hosni Moubarak.

Ce n'est pas faux, en ce sens que du point de vue d'une Démocratie le dictateur ne peut pas vraiment être perçu comme bon.Et puis le dictateur, souvent, tue des gens. Par centaines. Il les appelle des "opposants" ou des "terroristes".

Bien sûr le dictateur peut rendre de tels services qu'il faille subventionner son armée comme les USA avec l'Egypte (plus d'un milliard d'aide annuelle), ou permettre, ne serait ce qu'en le finançant, un nouveau coup d'état pour mettre cette même armée au pouvoir - dictature militaire que Jean-Yves le Drian, actuel Ministre de la défense Français, qualifiera de pays en transition tandis qu'il lui vend ses rafales... Pourquoi pas, d'autres français ont bien vendu des système de surveillance Amesys à Kadhafi.

Le mal donc, c'est eux. L'occident n'y est pour rien, n'a rien à se reprocher. Et s'il use du terrorisme, il ne le pratique pas comme le font ses dictateurs à l'instar de nos ennemis islamistes extrémistes.

Après tout ce sont les Syriens eux-même qui se sont soulevés avec tant d'autres lors des printemps Arabes en 2011, comme dans le Bahreïn par exemple. Ah non ! Là les monarchie du Golf ne le permettront pas. Les Monarques voisins du Bahreïn, par ailleurs clients des armes et soutien énergétique des Occidentaux, réprimeront sous les balles (celles que nous leur vendons) cette tentative là. D'où l'on déduit que le monarque n'est pas vraiment un dictateur.

Trêve de plaisanterie. Comment soutenir que les vilains ne sont que d'un coté au prétexte qu'ils font de vilaines choses ?

Qui a soutenu les brigades Ahrar alCham et le front al-Nosra si ce n'est notre allié l'Arabie Saoudite ? Qui se déclarait incapable, dans le cadre de sa politique de neutralité, d'empêcher les recrues de Daech de passer sur son territoire et d'entrer en #Syrie, si ce n'est notre allié Turque ?

Toutes ses informations percent mais ne durent pas dans les esprits. L'occident oublie sa responsabilité dans les crimes atroces qui sont commis durant ces guerres et les paradoxes s'accumulent sans provoquer l'indignation des peuples.

Ainsi Nicolas Sarkozy parle déjà de remplacer Bachar al-Assad par des éléments du régime, c'est à dire propose de faire la même chose que les Américains en Egypte, sans que personne ne le souligne.

Mais il y a tant d'autres paradoxes que l'on s'en trouve stupéfié.

La Turquie attaque pour terrorisme le journal ayant révélé des ventes d'armes illégales par des services officiels Turques à des rebelles Syriens extrémistes, L'Arabie saoudite est promue au conseil des droits de l'Homme de l'ONU (certains font mine de s'en étonner, oubliant que la Libye de Kadhafi avait aussi été promue). L'occident reprend doucement ses relations commerciales avec l'Iran, pourtant soutient de Bachar al-Assad. Pendant ce temps au Nigeria des centaines de personnes sont enlevées par Boko Haram, une secte islamiste ayant prêté allégeance à Daech et l'on se révolte par tweets interposés. Et encore, et encore.

Le zapping de l'absurde renvoi au zapping télévisuel, au zapping internet. Aylan est déjà presque oublié. Ce n'est pas la novlangue mais l'oblangue, la langue de l'oubli que parle les politiques. Et nous les laissons faire.

Oui mais les Russes, eux, ils tuent leurs journalistes ! dit-on dans les dîners mondains. Sans doute, oui. Que n'ont-ils un automobile club...

Oui mais les Russes ont pris la Crimée. Oui, nous n'avons gardé que le gros reste.

Oui mais les Russes soutiennent Bachar et son armée qui tue bien plus de monde que Daech. Sans doute. Combien de mort en Irak ? 500000. Où étaient les Russes, où était Bachar et qui était là ?

Oui. Mais les Russes sont en Syrie.

Nous non plus. #Russie #Daesh