Il est plus de deux heures du matin ce samedi 3 octobre 2015 quand un AC-130 survole la ville de Kunduz et bombarde un hôpital de médecins sans frontières faisant vingt-deux morts. Parmi les décès on note douze employés et dix patients (dont trois enfants). Le drame s'est produit dans une région du Nord-est de l'Afghanistan. L'ONG avait pourtant bien pris ses précautions en fournissant aux forces afghanes et américaines ses coordonnées GPS pour éviter tout incident. Aux premières frappes, l'hôpital s'est hâté de faire remonter l'information aux autorités américaines. En vain, les bombardements dureront entre trente et quarante cinq minutes.  

            Dans un communiqué qui prit place samedi, dans l'après midi le porte parole de la mission de l'OTAN en Afghanistan laissait planer le doute sur de potentiels dommages subis par un hôpital. Le dimanche, monsieur Carter, secrétaire à la défense américaine, a déclaré que des forces militaires de son pays étaient prises pour cibles aux environs de l'hôpital. Les médecins bénévoles sur place ont eux affirmé qu'avant le bombardement aucun combat n'avait éclaté au sein de l'hôpital. Les frappes auraient étés demandées par les forces afghanes et accordées par la chaîne de commandement américaine.

            Les autorités afghanes ont par la suite affirmées baque l'hôpital servait de base aux talin ce qui nécessitait une intervention armée. Malgré un certain flou dans les discours il apparait que l'attaque aurait pu être délibérée ce qui a profondément indigné les membres de l'organisation non gouvernementale.

            La présidente de MSF, Joanne Liu, s'est exprimée en faisant part de sa colère contre les gouvernements responsables qui ont par leur manque de rigueur ôté la vie à des bénévoles attachés à exercer leur métier et ce sans se soucier des opinions de leurs patients. La dirigeante a fermement rejeté le terme "d'erreur" employé par le général Campbell pour qualifier la frappe aérienne.

             Les différents acteurs de ce drame se sont engagés à mener des enquêtes approfondies pour vérifier s'il y a eu atteinte au "droit de protéger les malades et blessés en toutes circonstances" présent dans les conventions de Genève.

            Néanmoins, soupçonneuse du sérieux et de la transparence qui pourraient être déployés dans ces enquêtes, MSF a demandé une investigation indépendante et recherche du soutien sur les réseaux sociaux via le #indepentinvestigation . #Syrie