Après la série d'attentats à l'arme blanche en #Israël, les autorités ont pris des mesures pour le moins drastiques. Elles ont en effet décidé de boucler tous les quartiers arabes de la ville de Jérusalem, tous les véhicules quittant ces zones sont passés au peigne fin.

Depuis le début du mois d'octobre de nombreuses attaques ont été perpétrées : une voiture bélier fonçant sur un abri-bus, usage d'une arme à feu dans un bus et attaques au couteau.

Les populations visées

Les autorités locales israéliennes ont le choix entre boucler les quartiers de l'est (population palestino-arabe) ou imposer un couvre-feu. Quoi qu'il en soit, ce sont près de 300 000 personnes qui sont impactées par l'une ou l'autre des deux mesures, ce qui représente un peu moins de 40 % de la ville.

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Ces actions font donc suite aux deux attaques de mardi 13 octobre contre des israéliens, dont une par arme à feu et l'autre à l'arme blanche (c’est-à-dire avec une lame). Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, a aussi prévu d'envoyer six compagnies de soldats en renfort des forces de Jérusalem. La fin du dispositif n'est pas connue à ce jour mais il y a fort à parier qu'il durera un moment.

Nir Barkat, le maire de la ville sainte, réclamait depuis un moment le bouclage de ces zones « pauvres et marginalisées ». Voilà son souhait exaucé.

La panique des israéliens

Bien que ces attaques soient moins meurtrières qu'une bombe, elles terrorisent plus les populations. La violence y est réellement « directe » : il est plus facile en effet d'appuyer sur un détonateur que d'enfoncer une lame dans le corps de quelqu'un.

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Et puis n'importe qui peut se balader avec une lame sans être repéré, alors que se promener avec une bombe est plus problématique. Ils ont donc décidé de réagir durement afin de se protéger au maximum d’éventuelles attaques. La réaction peut paraître toutefois extrême mais les tensions entre les deux peuples ne datent pas d'hier.

Des tensions d'origine historique

Les relations israélo-palestinienne n'ont jamais été calmes et propices à la négociation. Le conflit remonte en 1948 avec la création de l’État hébreu sur des terres occupées par les palestiniens. Ceux-ci n'ont jamais accepté d'être dépossédés des terres sur lesquelles ils vivaient et la création de la bande de Gaza est toujours un problème majeur. Ce petit bout de territoire palestinien est perpétuellement en conflit ouvert avec Israël et ne peut véritablement se défendre à cause d'un manque d'armée. Il se trouve déconnecté du reste de la #Palestine qui ne peut donc intervenir efficacement.

Par ailleurs les USA, et la France notamment, soutiennent l'état hébreu. Les palestiniens n'ont certainement pas envie d'entrer en conflit avec les américains d'une part, et l'armée israélienne est bien plus performante d'autre part. Pour l'instant aucune réaction n'a eu lieu de la part des #Etats-Unis ou des pays européens.