La France va recevoir du 30 novembre au 11 décembre 2015 la plupart des dirigeants du monde. On attend 175 à 195 Etats représentés soit par les Premiers Ministres, soit par les Présidents. Il y a un consensus après l’échec de la conférence de Copenhague pour dire que la planète est au bord du gouffre à cause du réchauffement lié à l’émission des gaz à effet de serre. Après les conférences de Johannesburg, Kyoto, Rio et Copenhague, Lima (Pérou), la communauté internationale se mobilise à Paris.

 

Sur le plan des réalités, on note que la calotte glaciaire dans l’Antarctique s’effondre et que la pollution devient une conséquence de l’industrialisation en #Chine et en #Inde.

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Le Président Hollande et son ambassadeur Nicolas Hulot en charge de la préparation de la COP21 Paris, sillonnent le monde en transmettant le même message: il faut un consensus, une implication politique de la plupart des grands pays développés, émergents et en voie de développement pour que la planète continue d’exister de manière juste et harmonieuse. Au nom de l’humanité et du principe de réalité, François Hollande et Nicolas Hulot recherchent un consensus historique de la part des principaux dirigeants de la communauté internationale.

 

A Pékin, comme à Séoul, le Président Hollande en voyage officiel annonce que les conditions d’un accord historique sont possibles, mais on peut toujours craindre un désaccord de dernière minute. Ces craintes sont liées à l’état de la réflexion de la plupart des pays qui ne pointent pas les mêmes urgences en fonction de leur situation économique et financière.

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Les pays africains sont en attente du mécanisme du fonds vert et des aides et dons qui doivent leur permettre de participer à ce nouveau modèle économique et ce nouvel univers paradigmatique que l’on qualifie, de façon un peu trop rapide, comme appartenant à la croissance verte. Les pays développés sont en combat permanent entre eux au nom de la lutte contre la pollution. L’Inde et la Chine montrent leur bonne volonté en avançant le principe d’une clause de révision pour contrôler la faisabilité de l’accord de Paris mais gardent en revanche un pied sur le frein car ils estiment que leur industrialisation et leur développement priment sur toute autre considération. Les pays développés font appel aux pays pétroliers pour que ceux-ci abondent les différents fonds de financement retenus pendant la COP21. Les pays émergents (#Brésil, Afrique du Sud) estiment que le ralentissement de leur économie les oblige à être plus modestes en matière de financement.

 

Il y a un air de contestation avec des motifs différents venant des pays du monde qui peuvent entrainer un accord à minima face à l’urgence du moment, à savoir la limitation à 3% du réchauffement climatique.

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Les autres problèmes portent sur les délais (2030 ou 2040), ainsi que sur la « scientificité »  du réchauffement climatique. Il y a des scientifiques qui expliquent à travers leurs modèles que la question actuelle du réchauffement climatique n’est pas une réalité « vraie ». Ce réchauffement participerait de l’évolution naturelle du climat ; tenir une conférence pour alerter la communauté internationale des conséquences négatives du climat sur les écosystèmes est peut-être de bon sens, mais relève avant tout d’une communication politique pour obliger les industriels à œuvrer pour des modèles économiques où les notions de propreté et de durabilité jouent un rôle important. Pour ces scientifiques, il n’y a pas toujours de corrélation entre activité humaine et réchauffement climatique. Pour certains d’entre eux, la crise économiques actuelle oblige les gouvernants à utiliser le réchauffement climatique comme une martingale de communication pour des nouveaux modèles de production de la part des entreprises.

 

La COP21 de Paris doit faire la synthèse de tous ces éléments contradictoires et être convaincante pour inciter les industries à basculer vers les nouveaux modèles et paradigmes de production des biens et services.