Le #Pape François est présenté comme le pape des pauvres. Sans le dire, le pape effectue son voyage en #Afrique en tant que chef politique de l’Eglise catholique, avec des objectifs politico-religieux visant à enraciner le catholicisme en Afrique à un moment où l’Islam politique s’étend au nom de la violence politico-religieuse. Les trois pays choisis, Kenya, Ouganda et Centrafrique, ont été méticuleusement choisis car il s’agit de contrer la poussée islamiste dans ces trois pays dans lesquels l’Eglise catholique est en situation de quasi perdition. En Ouganda, il s’agit de rendre hommage aux martyrs africains à la face du monde car il y a des Africains qui paient de leur vie pour l’Eglise catholique, car, même noirs, les Africains ont une âme contrairement à certains textes de l’Eglise catholique, suppôts de l’esclavage et de la colonisation.

 

Le Kenya est le théâtre d’attaques violentes et régulières de la part des Shebabs islamistes somaliens dont certains groupuscules politico-religieux sont affiliés à Aqmi-péninsule arabe situé au Yémen et qui a fait allégeance à Daesh. Au nom de l’Islam, le Kenya a fait l’objet d’attaques multiples de la part d’islamistes qui préfèrent la violence religieuse à l’entente entre les religions.

 

En Ouganda le voyage est beaucoup plus symbolique et profondément religieux avant d’être politique. L’Ouganda a été l’un des premiers pays en Afrique qui a assumé la visite d’un pape en juillet-août 1969, mais cinq ans avant, c'est-à-dire en 1964, Paul VI avait canonisé 22 jeunes martyrs chrétiens d’origine ougandaise. Une partie de l’Afrique de l’Est est largement sous l’influence islamique au plan religieux du fait de la proximité avec la péninsule arabique (Yémen, Moyen-Orient) depuis les 7ième et 8ième siècles. La présence du pape en Ouganda est un témoignage plus religieux que politique.

 

Le pape François ira aussi en République Centrafricaine où les communautés musulmane et chrétienne se font la guerre et s’entretuent. D’un conflit politique, les oppositions en République Centrafricaine sont devenues religieuses entre les milices Seleka mulsumane et anti-Balaka chrétienne formée de paysans qui estiment que certains de leurs compatriotes de confession musulmane seraient des Tchadiens et des Soudanais venus s’installer en République Centrafricaine. La République Centrafricaine est en situation de collapsus étatique. Il n’y a ni Etat réel, ni institutions effectives, mais une espèce de non Etat qui est aidé à bout de bras par la communauté internationale et par les médiateurs de la région que sont Idriss Déby, Président du Tchad, et Denis Sassou Nguesso du Congo qui sécurisent la République Centrafricaine et la finance. On va organiser les élections présidentielles en décembre. Comment peut-on espérer organiser des élections présidentielles au mois de décembre  alors que la République Centrafricaine se trouve en situation de collapsus étatique ? On se moque vraiment des Africains, à moins que le modèle malien soit applicable en République Centrafricaine : organiser des élections présidentielles et sécuriser l’après-présidentielles avec l’aide de la France.

 

Que les Africains sachent que le concept de démocratie ne s’applique pas à eux. Ce sont des pays en voie de démocratisation. Ils doivent accepter d’être conduits vers la voie de la liberté grâce aux conseils des hommes politiques occidentaux et des responsables religieux, comme le pape François qui, en dénonçant la corruption et la pauvreté dans un bidonville de Nairobi, montre le chemin long que doivent emprunter les décideurs politiques africains, surtout ceux d’entre eux, Présidents, en charge de la destinée de leurs populations. Voici ici et maintenant le message non officiel mais tellement réaliste de la visite du pape François en Afrique. #Religion