Dans la lutte contre Daech, la diplomatie et l’armée française peuvent saluées avec brio car la France refuse de se laisser faire sur ce dossier. Les informations venant des Etats Unis et des différentes télévisions internationales, comme CNN, montrent que, depuis la chute de Kadhafi en 2011, la Libye est devenue ingouvernable à cause de la guerre civile. Dans ce pays il y a deux gouvernements et deux parlements qui n’arrivent pas à faire la paix et à s’entendre. Devant ce chaos qui menace les sociétés civiles et le territoire libyen, Daech a réussi à s’implanter progressivement en s’appropriant des puits de pétrole et des territoires. On estime à 3000  le nombre de combattants de Daech dans la région de Syrte.

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Daech est une nébuleuse terroriste qui, telle une pieuvre, étend ses tentacules au Moyen-Orient et aujourd’hui en #Afrique. De nombreux groupes terroristes en Afrique, comme Boko Haram, ont fait allégeance à Daech. C’est une menace directe car la Libye n’est pas très éloignée de l’Europe et d’un pays comme l’Italie.

 

Que peut faire Paris face à cette nouvelle situation ? Que peut faire la diplomatie française pour organiser la communauté internationale pour une réponse appropriée si la menace Daech est avérée ? Comment dans ces conditions peut-on organiser une intervention occidentale en Libye sans exacerber les clivages régionaux et ethniques qui sont apparus après la chute de Kadhafi et qui plongent la Libye dans la situation actuelle ? La communauté internationale essaie de résoudre la présence de Daech au Moyen-Orient sans oublier la question libyenne.

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Pour créer un cadre légal d’intervention il faut que les deux gouvernements et les deux parlements s’entendent au nom de l’unité libyenne pour que l’intervention internationale, si elle doit exister, soit crédible. A la question de la menace terroriste, il faut ajouter la problématique de l’immigration clandestine. Quand Kadhafi était au pouvoir, les migrations clandestines étaient plus ou moins contenues. Sa disparition a entrainé un chaos et accélère les migrations vers l’Europe.

 

Concernant l’intervention éventuelle de la communauté internationale et de la France en Libye, la question est sur la table internationale car certains présidents africains, comme les Président Bouteflika et sa hiérarchie militaire, sont opposés aux interventions étrangères en Afrique. On peut rajouter à cette opposition le Président soudanais Omar El Bechir, alors que l’égyptien Al Sissi est déterminé à combattre Daech par tous les moyens. Les Emirats arabes unis et l’Egypte ont d’ailleurs bombardé les troupes de Daech en Libye.

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L’Union africaine, hostile à l’intervention de l’OTAN en 2011, a fait évoluer sa position sur deux points : elle souhaite un règlement politique en Libye dans le rapprochement des deux gouvernements, elle valorise une coopération régionale pour assécher les sources de financement de Daech. Dans les deux cas nous sommes dans un contexte de déclaration de principe dans la mesure où il faut combattre à la fois Daech, Al Qaïda et leurs alliés comme Boko Haram ou d’autres groupes islamistes.

 

La Libye risque de devenir après la Syrie le nouveau dossier de préoccupation pour la France. Toute participation à une guerre nécessite une information de l’opinion publique et la consolidation des moyens militaires, financiers et humains pour mener une guerre à long terme. Il ne s’agit pas de déclarer que le #Terrorisme international c’est le mal et qu’il faut l’éradiquer, comme le font Obama et les Etats Unis. Pour l’instant, c’est vrai, la France est quasiment seule au sein de la communauté internationale à lutter de manière claire et nette contre Daech et le terrorisme international, même si les Etats Unis et les autres pays y participent. La France n’a pas des fonds financiers et des moyens militaires et en hommes inépuisables. Que la communauté internationale prenne sa part de responsabilité. #Etat Islamique