2016 sera l’année des élections présidentielles en #Afrique. On peut citer les cas du Congo-Brazzaville, du Rwanda, de la RDC, du Cap Vert, du Ghana, de l’Ouganda et du Niger, etc. Depuis les indépendances (1950-1960), la plupart des pays africains anglophones ou francophones sont confrontés à la démocratisation de la vie politique de leurs pays. Les pays anglophones, comme le Ghana, servent de miroir institutionnel pour le reste de l’Afrique, car dans ce pays les élections présidentielles se font dans les normes institutionnelles acceptables par l’Occident. En Afrique francophone le respect de la gouvernance électorale (cartes biométriques, organisation indépendante des élections, modalités de vérification de l’élection, etc.) est souvent contesté par l'opposition. Il ne s’agit pas d’opposer ici gouvernement (c'est-à-dire la majorité) et l’opposition, mais d’instruire un modèle de raisonnement qui, sans excuser les difficultés d’organisation des élections démocratiques dans les pays africains, permet de montrer que le chemin pris par la plupart des pays d’Afrique francophone est le bon.

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Il s’agit de valoriser la souveraineté populaire (le peuple) comme acteur de référence dans les changements institutionnels dans les pays d’Afrique noire francophones.

 

On a assisté à des réformes constitutionnelles dans la plupart des pays d’Afrique noire francophone. Dans les pays où ont lieu ces réformes, l’opposition a dit qu’il s’agissait de coups d’Etats constitutionnels. La vérité est ailleurs, en partie liée à l’incapacité des opposants d’organiser les conditions de la contestation au plan politique. La plupart des partis politiques d’opposition en Afrique ne sont pas très crédibles car un certain nombre de leurs dirigeants ont été aux affaires avec les gouvernements en place. Ce n’est ni une tare, ni une infamie et on peut comprendre qu’au nom de l’unité nationale le pas ait été franchi.

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En revanche, ce qui reste incompréhensible est l’attitude que ces dirigeants adoptent une fois revenus dans l’opposition pour préparer les alternances futures. Les opposants ont beaucoup de mal à mettre en place une culture politique en direction de leurs militants. Les oppositions se réduisent à leur propre personne alors que dans la vie démocratique un parti d’opposition doit être structuré autour d’un leader, d’un bureau politique, de militants, des locaux, d’une animation politique du mouvement à l’intérieur et en direction des populations, d’organisation de séances de formation politique, de publications, de débats à l’intérieur et en direction du gouvernement. Nous ne sommes pas dans des modèles de pays démocratiques où ces éléments d’appariement peuvent exister. Dans la plupart des pays francophones, l’opposition existe à travers des personnes. C’est vrai au Gabon où Jean Ping, ancien Président de la commission de l’Union africaine et homme politique gabonais, joue un rôle important dans la contestation face au Président sortant Ali Bongo.

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C’est aussi vrai au Congo-Brazzaville où les dirigeants comme Mathias Dzon, Charles Bowao, Parfait Kolelas, Tatsy Mabiala sont des opposants au gouvernement actuel du Président Sassou.  Mais on doit s’attendre au Gabon comme au Congo-Brazzaville à ce que les partis politiques d’opposition réfléchissent sur ce qu’ils sont réellement en fonction du contexte politique dans lequel ils existent. Les partis politiques, au Gabon comme au Congo-Brazzaville, doivent s’interroger sur leur identité, sur l’apport réel de leurs dirigeants à la démocratisation de leur pays, sur leur programme, sur leurs idées et sur les moyens de faire exister de manière « cohésiale » leurs idées.

 

L’Afrique francophone doit refuser les guerres et rester dans le combat démocratique.  Après les indépendances, il faut aller dans un 21ième siècle où les coups d’Etat militaire doivent être refusés.Merci au Burkina Faso. Il faut que les pays africains francophones acceptent la voix du peuple comme seul référent souverain pour toutes les élections. #Élections #Démocratie