Les chrétiens d’Orient, surtout de #Syrie, les minorités Yazidies n’ont pas assez de mots pour remercier Poutine et son action en Syrie pour soutenir Bachar Al Assad contre Daesh et l’opposition hétéroclite syrienne et non islamiste. Avant de revenir au fond du problème, Poutine en chef de guerre demande ce jour qu’Arméniens et Azerbaidjanais  arrêtent leurs confrontations le long de la frontière du Nagorny. Poutine prend ses responsabilités dans ce cas-là et affirme son autorité en tant que puissance dominante. Les Occidentaux, toujours ambigus, pour ne pas dire lâches, ménagent la chèvre et le chou quand il faut agir dans leurs zones d’influence historiques. C’est le cas aujourd’hui au Moyen Orient et en Syrie où Américains et Français sont incapables de  méditer l’alliance historique du démocrate Churchill et du dictateur Staline qui ont réussi à mettre fin au nazisme. Ne mélangeons pas les parallélismes de fond et de forme entre la situation syrienne et celle hier du nazisme, mais dans les deux cas le monde était confronté à des difficultés : battre Hitler et éradiquer le nazisme.

 

Daesh, Etat islamique, a des pratiques proches du nazisme. L’alliance occidentale, emmenée par les Etats Unis et la France, faisait du départ de Bachar Al Assad le commencement d’une résolution politique en Syrie. La réalité est que ni les Etats Unis, ni la France, n’ont suffisamment médité la complexité de l’opposition syrienne qui est structurée par des courants dont certains responsables sont proches de Daesh sans le dire et d’autres, non islamistes, négocient, comme ils le peuvent et de manière officieuse,, avec Bachar. Les Etats Unis qui avaient tracé une ligne rouge si d’aventure Bachar utilisait des armes létales et chimiques contre ses populations, sont restés l’arme au pied sans intervenir, Obama se contentant d’un discours verbeux sans consistance et ne souhaitant pas recommencer l’erreur de la Libye où les Etats Unis avaient été en première ligne de façon cachée en donnant à Sarkozy la possibilité de s’attribuer de façon officielle la victoire politique liée à la disparition de Kadhafi. On sait ce qu’il est advenu depuis de la Libye qui aujourd’hui doit faire face à l’existence de trois gouvernements qui ne s’entendent pas forcément.

 

La région tribale de Syrte, celle de Kadhafi, est laissée à l’abandon et demeure aujourd’hui occupée par quelques 5000, voire plus, hommes de Daesh. La France a suivi de manière aveugle la politique d’Obama et se retrouve sur le quai du train  qui mène vers la Syrie car Obama ne veut plus chasser Bachar malgré les discours officiels. Nous sommes en pleine hypocrisie diplomatique et géopoliticienne. La force de Poutine c’est d’avoir fait un choix clair et accompli la mission qu’il a largement expliquée au reste du monde: sauver le régime de Bachar, lutter contre l’opposition hétéroclite à Bachar et ensuite combattre l’Etat islamique avec l’alliance occidentale. On peut tout reprocher à Poutine, son appartenance au KGB en tant qu’ancien officier, son autoritarisme et sa vision impérialiste en Europe et en Asie. Il a au moins un mérite : être moins lâche que les capitales occidentales. Il est plus structuré militairement avec des objectifs clairs. On consolide Bachar et on lutte après contre l’Etat islamique, on ne peut faire les deux car l’opposition à Bachar n’est pas très crédible. Poutine, par son action, nous demande de revisiter l’alliance contre-historique de la carpe et du lapin scellée par Churchill et Staline contre le nazisme.

 

L’Occident doit méditer sur cette alliance historique, faire revenir Bachar dans le jeu géopolitico-diplomatique pour espérer peut-être un jour vaincre Daesh au Moyen-Orient et endiguer ses actions commençantes en Afrique et surtout en Libye. #Vladimir Poutine #Bachar Al-Assad