Malmené comme il l’est par le conflit qui ravage la Syrie depuis cinq ans, le droit humanitaire international n’a pourtant pas dit son dernier mot.

 

Dans sa session du 3 Mai, le Conseil de Sécurité de l’#ONU a adopté à l’unanimité une résolution exigeant un respect total par toutes les parties dans les Etats en conflit armé du droit humanitaire international protégeant les civils, le personnel médical et les organisations humanitaires prodiguant des soins.

 

Dans sa résolution 2286 (2016), présentée par non moins de 80 Etats membres de l’ONU et soutenue à la tribune par Médecins Sans Frontières ainsi que le Comité international de la Croix-Rouge, le Conseil a condamné les attaques et menaces contre les blessés et malades, les personnels médicaux et les associations humanitaires agissant exclusivement dans le domaine de la médecine, exigeant de toutes les parties aux conflits armés à travers le monde qu’elles mettent en œuvre sans faille les Conventions de Genève de 1949 et leurs Protocoles additionnels de 1977 et de 2005.

Publicité
Publicité

 

Le Conseil a enfin exigé un droit de passage sans restriction pour les personnels médicaux et humanitaires vers les zones où leur aide est nécessaire. «Lorsque des frappes dites chirurgicales atteignent des services de chirurgie, il y a quelque chose qui ne va pas», a déclaré le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon. «Même les guerres ont leurs lois.»

 

Des centaines d'attaques entre 2012 et 2014

 

Après la rupture de la trêve en Syrie fin Avril, des attaques contre des personnels médicaux avaient eu lieu à Alep, la deuxième ville du pays. Le seul pédiatre restant dans la ville avait été tué.

 

En 2014, dans un rapport intitulé en français «Dans la ligne de mire : Attaques contre les professionnels de la santé, les patients et les établissements médicaux», Human Rights Watch avait recensé «des centaines d'attaques contre des travailleurs de la santé [...] perpétrées dans des dizaines de pays à travers le monde depuis 2012».

Publicité

L'organisation de défense des Droits de l'Homme citait notamment comme cadres des violations le Pakistan, le Nigeria, le Bahreïn, la Turquie, ainsi que des pays en conflit armé tels le Soudan du Sud, l'Afghanistan et la Syrie.

 

Yémen : L'ONU exige une trêve humanitaire

Catastrophes humanitaires : Où sont passés les artistes et intellectuels français ?