Tout semblait aller contre le Président Ali Bongo au moment d’aborder l’élection présidentielle prévue le 28 août 2016. Elu en 2009 pour un mandat de 7 ans, Ali Bongo Ondimba demande à ses concitoyens de le choisir à nouveau pour un autre mandat de 7 ans, ce qui n’a pas l’heur de plaire aux caciques du Parti démocratique gabonais (PDG) qui ont été longtemps les compagnons de route de Omar Bongo Ondimba, le père de l’actuel Président de la République. La plupart d’entre eux ont créé une association, pour ne pas dire un mouvement politique, nommé Héritage et modernité, qui regroupe des hommes aussi différents que Alexandre Barro Chambrier, Michel Menga et Jonathan Bignoumba qui réclamaient une modernisation du parti.

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Ali Bongo Ondimba, accompagné  de Alain-Claude Bilie By Nze, des membres de la société civile et de certains responsables du Parti démocratique gabonais restés fidèles au Président de la République, viennent de fonder le 22 mai un mouvement, nommé Dynamique plurielle, qui vise à rassembler la majorité des Gabonais qui croient dans l’action initiant les décisions du Président Ali Bongo pour un plan stratégique d’un Gabon émergent à l’horizon 2025, avec des choix et des orientations économiques sur la période 2011-2016.

 

L’élection présidentielle aura lieu le 28 août 2016 avec un scrutin marqué par le vote à un tour. Dans ce scrutin spécifique, le Président Ali Bongo et la majorité présidentielle qui soutient sa candidature ont toutes les chances de l’emporter face à une opposition gabonaise éclatée et représentée par plusieurs personnalités connues et qui ont annoncé leurs candidatures à l’élection présidentielle.

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Il s’agit de Jean Ping, ancien Président de la Commission de l’Union africaine, et d’autres comme Raymond Ndong Sima.

 

En créant ce mouvement nouveau dénommé Dynamique plurielle, le Président Ali Bongo montre son savoir-faire et son habileté politique dans l’espace politique gabonais. La Dynamique plurielle poursuit deux objectifs : faire dialoguer tous les citoyens gabonais, quelle que soit leur sensibilité politique, et s’appuyer sur le bilan du Président Bongo pour permettre à celui-ci de l’emporter le 28 août. Les représentants de l’opposition ne s’entendent pas au nom des égos qui sont les leurs, car tous espèrent occuper la magistrature suprême grâce à leurs fonctions antérieures au Gabon, mais surtout grâce à la considération aujourd’hui dépassée que Omar Bongo leur avait accordée. Ces anciens responsables reprochent à Ali Bongo de moderniser la vie politique gabonaise sans eux.

 

Ces représentants de l’opposition estiment que Ali Bongo n’est pas légitime à leurs yeux. Tout y est passé.

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On a opposé au Président Ali Bongo sa qualité de gabonais, on a créé une espèce de brouillard et de fumée pour démontrer qu’il n’était pas à la hauteur de la fonction ; or tout ceci était construit dans une stratégie de dé crédibilisation de la candidature de Bongo en 2009 et aujourd’hui en 2016. Observateur de la vie politique intellectuelle du continent par ma formation à Sciences Po Paris, même si je suis d’origine congolaise, la proximité du Congo et du Gabon avait fait dire à certains que j’étais gabonais quand j’ai tenu les éditos d’Africa 24 TV de 2010 à 2014. J’ai de la famille au Gabon, je me sens quelque part gabonais et l’analyse de la vie politique en #Afrique ne peut pas être que nationaliste, elle doit s’ouvrir aux différents panafricains, dont je suis, et qui s’intéressent aux différents espaces politiques du continent.

 

Les oppositions en Afrique centrale ont beaucoup de mal à exister car, souvent, elles n’ont ni programme, ni stratégie, ni méthode en matière de lobbying. La défection des différents leaders du Parti démocratique gabonais est un chemin trop court pour empêcher la réélection de Ali Bongo Ondimba pour un deuxième mandat en 2016.

  #Élections #Gouvernement