En #Afriqueles femmes et les jeunes ont un apport décisif dans la victoire des hommes politiques aux élections. On peut dire, sans se tromper, qu'ils sont l'huile qui lubrifie la machine politique et électorale.

 

Pourquoi les #Femmes et les jeunes africains sont si présents en politique ?

Militer dans un parti politique est contraignant. Il faut être disponible, avoir du temps, de l'énergie. Justement, en Afrique, les femmes et les jeunes sont les plus nombreux dans la population oisive, désœuvrée. A ce titre, ils sont vacants, libres, utilisables et disposés à tout faire. Même travailleurs, les femmes et les jeunes sont majoritairement présents au sein du lumpenprolétariat, qui concentre toutes les frustrations et les aigreurs sociales, prompt à la révolte, et objet de tant de mépris de la part de classe aisée.

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Par ailleurs, victimes de l'androcratie, voire de la phallocratie pour les femmes, et du droit d'aînesse pour les jeunes, le militantisme politique ouvert à toutes les couches sociales représente pour eux un moyen formidable d'émancipation. D'où, chez la population féminine et la population juvénile africaines, majoritaire dans les milieux économiquement et socialement défavorisés, la politique cristallise toutes les passions, car par l'adoubement d'un candidat à l'élection, on élève une prétention : la charge d'un rôle messianique de salut public, confiée à une personne considérée comme la mieux placée pour porter l'aspiration d'une classe sociale paumée et désemparée, désormais en attente d'un messie qui accomplisse des prodiges.

 

Des conditions de candidatures discriminants : l'âge, le vote clientélaire

En Afrique, les candidatures aux postes d'éligibilité sont frappées par la limite d'âge.

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Du coup, les jeunes ne sont jamais candidats, ou alors très rarement. En plus, d'autres critères subjectifs d'éligibilité écartent le plus souvent les jeunes et les femmes des compétitions électorales. Par exemple, le vote clientélaire consistant à distribuer de l'argent et des vivres aux électeurs, l'exigence de cautions trop élevées faite aux candidats. Très pauvres, femmes et jeunes sont d'avance exclus. Cantonnés dans des rôles d'animateurs de campagnes.

 

Les femmes et les jeunes au sein des partis politiques

Qu'il s'agisse de Partis politiques de cadres, ou de Partis politiques de masse, de Partis de professionnels, Partis attrape-tout ou Partis Cartel, femmes et jeunes y jouent un grand rôle mobilisateur à cause des passions grandes et fortes qui les animent, et surtout parce qu'ils sont plus expressifs des sentiments d'adhésion.

 

Gestion des quartiers généraux (QG) de campagnes, organisateurs des meetings, mobilisateurs des électeurs, animateurs des campagnes électorale

Les QG de campagnes africains sont tenus par les femmes et les jeunes : activités de propagande, administration, collage d'affiches, entretien de la logistique de campagne électorale et organisation des meetings de campagne.

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A l'apparition du candidat, femmes et jeunes chantent et dansent. Ils acclament le candidat. C'est la liesse. Ils sont les acteurs de l'ambiance électorale. Ils mouillent les habits, versent dans la décharge émotionnelle, accueillent le banquet au candidat et aux convives.

 

En cas de réussite et de victoire, absents dans le gouvernement

En cas de victoire du candidat, les femmes et les jeunes ne bénéficient de rien, d'aucun poste au gouvernement. En cas de présence des femmes au gouvernement, elles n'obtiendront aucun poste de souveraineté. Et dire qu'ils sont incontournables en politique africaine !

 

Quand ça tourne au vinaigre, les femmes et les jeunes sont les victimes

Quand l'élection tourne au conflit armé, les grandes victimes sont encore les femmes et les jeunes. Violées et mutilées, rendues veuves car leurs maris ont été assassinés, les femmes sont aussi privées de leurs enfants car ces derniers ont perdu la vie dans la tragédie. Quant aux jeunes, ils ont servi de chair à canon. En Droit, cela s'appelle l'abus de personnes vulnérables.

  #Démocratie