Comme d’habitude la Grande Bretagne ne fait pas les choses comme les autres Etats de l’#Union Européenne. Voici un pays, trop souvent critiqué en France pour son pragmatisme et sa capacité à travailler et à réfléchir autrement, ce qui est normal car, chez nous en France, les discours à l’infini et les promesses jamais tenues tiennent lieu de propédeutique politique pour donner l’impression que les problèmes soulevés par la population seront résolus. Il ne faut pas jeter la pierre au premier Ministre David Cameron. Certains disent qu’il s’est tiré une balle dans le pied et que ses contradictions (qui n’en sont pas quand on est un homme politique anglais et non français)  lors de la campagne électorale le valorisent car il fait ce qu’il a dit, à savoir un référendum sur le Brexit en cas de victoire, ce qui a été fait.

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Une autre réalité observée en Grande Bretagne veut qu’un homme politique démissionne en cas de défaite. C’est le cas pour Cameron qui a engagé sa crédibilité politique dans cette bataille contre le Brexit, alors que c’est lui qui l’avait mis dans son agenda politique pendant les législatives  contre les travaillistes.

 

Oui et encore oui pour le Brexit. Voici un nouveau modèle proposé à l’Europe qui hésite toujours entre un modèle fédéral et celui des Etats-Nations organisés autour d’une coopération politique. L’absence de gouvernement économique en Europe est une autre raison qui ne permet pas de prendre des décisions politiques réelles pour mettre l’Euro au service de la croissance européenne. Bien fait pour le reste de l’Europe dont les gouvernements sont obligés de se réveiller et pour traiter les questions des « vrais gens » qui ont été laissées de côté au profit des débats interminables sur les institutions politiques et sur les problématiques de l’élargissement, dans les années 1970 en direction de l’Espagne, du Portugal et de la Grande-Bretagne, dans les années 1980 vers les pays scandinaves et aujourd’hui vers les anciennes démocraties populaires de l’Est.

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Au lieu de fortifier l’intégration autour d’un noyau dur, l’Union européenne préfère la fuite en avant en accueillant de nouveaux membres. La Bosnie, le Kosovo, la Macédoine et d’autres frappent à la porte de l’Union européenne.

 

Le Brexit est un nouveau modèle pour les Anglais qui vont apprendre à compter d’abord sur eux-mêmes avant de mettre l’accent sur une coopération économique qui leur a rapporté mais à laquelle ils ont beaucoup donné. Margareth Thatcher, ancienne premier Ministre avait sonné le tocsin, David Cameron en récolte le bruit. Le Brexit est une chance pour l’Europe car il consacre la démocratie de proximité et les vrais gens, n’en déplaise aux thuriféraires français, tenants d’une démocratie représentative, qui pensent plus à leurs intérêts et à leurs réélections, qu’au traitement réel des problèmes des gens.

 

Que l’on ne s’inquiète pas de la City ou de l’économie anglaise dont la capacité de résilience va indiquer un nouveau modèle de coopération avec le reste du monde.

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Le Brexit, c’est le retour de la frontière et de la Nation et une sorte de pied de nez à la mondialisation tous azimuts. On peut être dans la mondialisation mais d’abord penser à soi. Voici une excellente leçon de vie institutionnelle que certains vont qualifier de suicidaire. Il reste à la Grande Bretagne et à ses hommes politiques de choisir les accords de coopération avec le reste de l’Union européenne qui tiennent compte des intérêts mutuels et qui ouvrent une page d’une coopération nouvelle entre l’Ile britannique et le reste de l’Europe. Dans la vie de tous les jours, quand on n‘est pas bien ensemble, on divorce, mais souvent en France on fait semblant à cause des intérêts financiers ou des enfants. Dorénavant, il va falloir s’accommoder du pragmatisme anglais et de son Brexit new look.   #Élections #Royaume-Uni