Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, la #Turquie a une fois de plus inscrit son nom dans les annales sales de son histoire avec une tentative de coup d'Etat manqué. Ce coup d'Etat a traîné derrière lui des centaines de morts, des arrestations diverses, des règlements de compte etc.

 

A la reprise en main des institutions turques par Recep Tayyip Erdogan, le président turc, les appareils de l'Etat placés sous la haute autorité de la confrérie de Gülen ou des laïcs ont été nettoyés, avec pour corollaire la révocations de plus de 2800 militaires, tous grades confondus sans oublier plus de 2000 magistrats. L'article 49 du traité sur l'#Union Européenne stipule que "Tout État européen […] peut demander à devenir membre de l’Union", à condition de respecter ses valeurs (liberté, démocratie, respect des droits de l’homme, des libertés fondamentales et de l’État de droit).

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Le respect des principes démocratiques passent, selon l'esprit de cette loi, par la mise en place d'un État de droit, d'un système démocratique stable et de la protection des minorités. Au vu et au su de ce qui vient de se passer en Turquie avec les entraves diverses aux droits humains, on est tenté de dire que la Turquie est en train de compromettre ses chances d'accès à l'Union Européenne.

 

Les transformations effectuées ces jours dans le paysage sociopolitique turc ont sapé sur le coup les principes conformes aux normes européennes, maillon préalable de la politique d'élargissement de l'UE. En Turquie, sous le règne du président Erdogan, les libertés politiques sont bafouées, les droits de l’Homme sont écrasés.

 

Que dire de la liberté de presse ? C'est encore en Turquie que nous avons vu, le 4 Mars 2016, le quotidien à gros tirages "Zaman", proche de l'opposition, fermé par les autorités, et toute la rédaction remplacée par des journalistes favorables à Erdogan. Dimanche dernier, s'adressant à ses partisans, Erdogan avait évoqué l'éventualité de la peine de mort pour les mutins.

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Cette peine de mort avait déjà été abolie en 2004 dans le cadre des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union l'Européenne.

 

Il est fort probable qu'avec ce qui est en train de se passer actuellement en Turquie, on assiste à l'anéantissement des forces de contestations car les opposants ont désormais peur de s'afficher par crainte de persécution. Avec tous ces manquements, la Turquie risquerait de fermer elle-même sa porte d'entrée à l'Union Européenne.

 

La loi martiale après la tentative de coup d'état en Turquie

Turquie : plus de 15.000 militaires et fonctionnaires emprisonnés ou limogés