Depuis l'organisation en 2015 du grand forum national de réconciliation en passant par des rencontres internationales sur la Centrafrique sans oublier les élections présidentielles de Février dernier, plusieurs centrafricains aspirent à la paix. Pour tout centrafricain soucieux de l'avenir de son pays, il est question de conjuguer les efforts pour vivre dans la paix.

 

Cependant sur le terrain, plusieurs groupes armés continuent à privilégier la violence et le pillage des commerces du pays. Les armes crépitent par endroits sur le territoire centrafricain, provoquant au passage l'afflux des réfugiés centrafricains dans les pays limitrophes.

Publicité
Publicité

 

On avait cru qu'avec l'accession au pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra en Mars 2016, le pays devait tourner la page des conflits multiformes qui ont fait des milliers de morts depuis Mars 2013. Les ONG humanitaires sur le terrain crient elles aussi à la persistance de l'insécurité dans ce pays de l'#Afrique centrale.

 

"Alors que 2016 avait débuté sous de bons auspices, avec les élections réussies de Février 2016, les événements récents qui se sont déroulés à Bangui et dans plusieurs endroits du pays me font craindre une nouvelle escalade de violence dans les mois à venir", a déclaré lundi dernier (4 Juillet 2016, Ndlr) Zeid Ra'ad Al Hussein le Haut-Commissaire dans un communiqué de presse.

 

"Plusieurs incidents récents ont aussi eu lieu dans diverses régions, où les groupes armés continuent d'exercer leur contrôle, de commettre des violations graves des droits de l'homme et de prendre les civils pour proie".

Publicité

"Il est urgent de désarmer les groupes armés" a souligné M. Zeid.

 

Selon Maître Bouopda de l'asbl CEBAPH (Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine), actuellement à Bangui dans le cadre d'une mission humanitaire, l'on dénombre plus de 20 morts depuis la fin du deuxième trimestre de cette année en cours. Toujours selon cet avocat, la logique de guerre appauvrira davantage la République centrafricaine dont l’indice de développement humain se situait déjà au 180e rang mondial sur 180 pays bien avant la triste période Djotodia.

 

Face à cet état d'insécurité en cours en Centrafrique, il est temps de poursuivre la restructuration des Forces de Défense et de Sécurité. La prise en compte réelle des attentes de la population dans la gestion de la chose publique est aussi nécessaire. Le Gouvernement centrafricain représente t-il toutes les régions centrafricaines ? Y a-t-il assez d'école pour tous, des hôpitaux modernes dans les quatre coins de la république, le peuple mange t-il à sa faim...

Publicité

? La réponse positive à ces questions parmi tant d'autres n'est pas certaine.

 

La lourde mission des dirigeants centrafricains actuel serait la création d'un climat d’apaisement sociopolitique en Centrafrique, procéder à un désarmement des différentes milices, introduire dans la gestion de la chose publique toutes les forces vives de la nation sans exception. Un peuple lésé n'est jamais en paix et vit toujours une situation de guerre psychologique et même physique

 

Enfants soldats libérés en République Centrafricaine

Tout ce que vous devez savoir sur les accusations de viol en Centrafrique #Société