"J'ordonne à (...) chacun de nos combattants de cesser le feu et les hostilités de manière définitive contre l'Etat colombien", a déclaré dimanche à La Havane (Cuba) Timoleon Jimenez, dit "Timochenko", le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie. Ces dernières n'ont eu de cesse de terroriser le pays depuis leur création en 1964 suite à une insurrection paysanne qui compte toujours à l'heure actuelle quelque 7 500 hommes.

Le cessez-le-feu doit encore être voté par les Colombiens

Bien que cet accord de paix soit le premier a être convenu à la fois par le gouvernement et les FARC, les forces armées avaient déjà cessé leurs activités terroristes depuis plus d'un an, permettant une diminution considérable des hostilités.

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Ce cessez-le-feu a en outre été salué dans un tweet par le président colombien Juan Manuel Santos, célébrant "la fin d'un des chapitres les plus douloureux pour le pays".

La signature de l'accord bilatéralement approuvé devrait maintenant intervenir entre le 20 et le 29 Septembre prochain. Le lieu reste toutefois à déterminer, le président Santos ayant évoqué Cuba, le siège des Nations Unis à New York ou Bogota comme endroits possibles. Les accords devront par la suite être soumis à l’avis des Colombiens lors d’un référendum le 2 Octobre. La guérilla devra pour sa part ratifier le texte à l'occasion d’une conférence nationale qui se tiendra du 13 au 19 Septembre dans le sud de la Colombie.

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Un retour vers la Paix qui prendra plusieurs mois à la Colombie

Selon les termes de l'accord, le désarmement des FARC commencera cinq jours après la signature des accords, sous la supervision de l'ONU et d'une mission menée par le Français Jean Arnault. Les guérilleros se regrouperont alors dans 22 zones réparties dans tout le pays et disposeront de 180 jours pour déposer leurs armes. Pour pouvoir en sortir, ils devront avoir remis la totalité de leurs armes aux forces de l'ONU. La réinsertion sociale des guérilleros sera quant à elle assurée selon les termes d'une loi votée après la signature des accords de paix. Les soldats FARC devraient ainsi être pris en charge par des services de réintégration sociale, déjà active pour les anciens guérilleros dont le processus de démobilisation s'est effectué jusqu'à présent de façon individuelle. Le conflit colombien a fait au moins 260 000 morts, 45 000 disparus et 6,8 millions de déplacés. Il a impliqué de nombreuses forces armées, dont l'Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche), autre guérilla encore active comptant 1.500 combattants. Les parties ont annoncé le 30 mars leur volonté d'entamer des pourparlers, sans donner suite. #Amérique latine