Le palmarès des 500 meilleurs universités mondiales est établi par la Shanghai Ranking Consultancy, et le constat est loin d’être brillant pour la #France puisqu’elle arrive à la sixième place, comptabilisant quelque 22 universités.

Comment est réalisé le classement ?

6 critères sont utilisés et peuvent être regroupés sous 4 domaines principaux :

- La production scientifique : c’est ce qui désigne le nombre d’articles publiés dans les revues spécialisées telle que Science et Nature.

- La qualité du corps académique : il faut comprendre ici le nombre d’enseignants qui ont un prix Nobel ou une médaille Fields (qui récompense les mathématiciens), mais aussi si les enseignants qui sont cités dans des articles de presse.

- La qualité de l’enseignement : cette fois il s’agit de comptabiliser le nombre d’anciens étudiants ayant reçu un prix Nobel ou une médaille Fields.

- La productivité : c’est un calcul qui divise le score total des 5 premiers indicateurs par la taille du corps académique de l’établissement

Les premières réactions

Les réactions françaises face à ce #classement ne se sont pas fait attendre, les premières critiques sont apparues rapidement pour dénoncer les critères sélectionnés pour établir ce palmarès. En effet, et à titre d’exemple, ce classement ne tiendrait compte que des sciences dites « dures », c’est-à-dire physique/chimie/biologie au détriment des autres domaines scientifiques comme les sciences humaines et sociales, où la France serait bien placée. Par ailleurs, certains regrettent que la primauté soit donnée aux critères quantitatifs plutôt que qualitatifs.

Cependant bien que ce palmarès puisse être contesté, le secrétaire d’Etat en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, Thierry Mandon, a annoncé sur les ondes d’Europe 1 que des regroupements d’universités seraient opérés afin d’obtenir de grands pôles compétitifs : « De 70 universités en France, nous essayons de passer à 25 regroupements d'universités et de grandes écoles »

La marchandisation de l'Education

Enfin, ce classement reflète aussi une véritable tendance de fond, à savoir qu’il existe un marché de l’enseignement. Il y a ainsi une offre et une demande créées et entretenues par ce genre de classement. Les universités les plus demandées sont donc celles qui sont les mieux classées, et inversement. Cela obligerait les écoles à adapter leurs standards en fonction des critères employés pour ces palmarès, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose puisque cela engendre une rivalité entre universités et « tire » la qualité de l’enseignement vers le haut, mais le problème est que les critères sont essentiellement quantitatifs plutôt que qualitatifs.

Classement 2016 de la Shanghai Ranking Consultancy (non exhaustif) :

  1. Harvard (Etats-Unis)
  2. Stanford (Etats-Unis)
  3. Berkeley (Etats-Unis)
  4. Cambridge (Royaume-Unis)
  5. Massachusetts Institute of Technology (Etats-Unis)

     39. Université Pierre et Marie Curie (France)

     46. Paris Sud (France)

     87. Ecole Normale Supérieure (France). #Education